J’ai eu 6 à l’écrit en français.
Ce n’est pas une blague. J’ai toujours été très, très mauvais en orthographe. J’avais vraiment du mal à bien écrire, je faisais énormément de fautes.
Et puis j’ai lancé mon business. J’ai commencé à m’exposer, à faire des vidéos. Au tout début, j’utilisais un whiteboard sur lequel j’écrivais à la main. Forcément, il y avait des fautes dans mes vidéos.
Ensuite, j’ai fait des tunnels de vente, des pages de vente pleines de texte. À l’époque, il n’y avait pas l’IA. On écrivait tout soi-même, au clavier. Les correcteurs existaient à peine. Là aussi, je faisais pas mal de fautes.
On me l’a dit, bien sûr. « Rémy, s’il y a des fautes, c’est inadmissible. » « S’il y a des fautes, ça sent l’arnaque. »
Et pourtant, pour moi, ça a toujours été un détail.
Les détails qui ne rapportent pas un euro
Dans la vidéo, je leur donne un nom pas très poli. Ici, on va dire : les détails inutiles.
Ce sont tous ces petits détails « de principe » qui, quand on y réfléchit vraiment, n’ont pas tant d’importance que ça. Tu penses que ça compte. En réalité, non. Et ça t’empêche d’avancer.
Les fautes d’orthographe. La couleur d’un bouton. Ce truc que tu n’arrives pas à faire dans un logiciel et sur lequel tu passes 40 heures, alors qu’au final, tout le monde s’en fiche.
Tout ça ne rapporte pas d’argent. Et beaucoup, beaucoup trop de gens y consacrent énormément de temps et d’énergie.
Quand je dis « tout le monde s’en fiche », je parle de personnes bien précises : celles qui peuvent devenir tes clients.
Le prospect qui avait vu un « er » à la place d’un « é »
Je ne suis toujours pas parfait. Tu pourras encore tomber sur des fautes dans ce que j’écris. Je me suis vraiment amélioré, parce que je m’étais fixé l’objectif de devenir meilleur en orthographe. Je ne dirais pas que je suis très bon. Je suis meilleur. J’ai beaucoup appris.
Mais regarde la situation. Il y a la quantité de vidéos que j’ai faites, celles que j’ai mises sur mes tunnels de vente, les informations, la valeur réelle que je peux apporter.
Et un prospect arrive et me dit : « Franchement, vous n’êtes pas très sérieux. J’ai vu une faute, vous avez mis “er” au lieu de “é”. »
En général, c’est mauvais signe. Ce sont rarement, très rarement, de bons profils avec qui travailler. Avec mon équipe, on le voit arriver à 3 000 kilomètres. On a vu passer tellement de monde, je pense quasiment 10 000 personnes, qu’on reconnaît ce schéma tout de suite.
Même chose avec un commentaire laissé sous l’un de mes derniers podcasts. La personne relevait une histoire de « t » mal accordé à la fin d’un mot.
Au lieu de retenir le contenu de la vidéo, ou les milliers de fois où je n’ai pas fait cette erreur, elle a retenu celle-là. Précisément le détail dont tout le monde se moque.
Pour moi, c’est du temps et de l’énergie perdus.
Ceux qui relèvent tes fautes ne seront jamais tes clients
Les seules personnes qui vont relever ces fautes, ce ne seront jamais tes clients. Jamais.
Ça veut dire que si tu les écoutes, tu écoutes l’avis de quelqu’un qui ne s’intéressera jamais à toi, à tes produits, à ce que tu fais. Dans le business, c’est l’avis de quelqu’un qui ne compte pas.
Le client, lui, m’a déjà dit : « Tu sais Rémy, ce qui compte, ce n’est pas les fautes d’orthographe. Si tu peux m’aider, ça me convient. »
Voilà. Il est comme moi. Au fond, ce n’est pas le sujet.
Attention, je ne dis pas que les fautes, c’est bien. Je sais que certains vont me répondre que c’est un minimum, que ça montre ton sérieux. Je suis d’accord. C’est mieux de ne pas en faire.
Mais ce n’est pas indispensable. C’est un détail. Ce n’est pas le truc principal sur lequel te concentrer.
Si quelqu’un vient me voir en me disant qu’il veut gagner 10 000 euros par mois, développer son activité sur Internet, aller plus loin, et qu’en même temps il hésite parce qu’il a vu une faute dans mon tunnel de vente, il y a quelque chose qui ne va pas.
Pourquoi ceux qui réfléchissent le moins vont souvent le plus loin
Un jour, je suis tombé sur la vidéo d’un gars. Je ne sais plus son nom, mais ce qu’il disait m’a paru assez vrai.
Selon lui, ceux qui réfléchissent le moins vont souvent plus loin en business que les personnes intelligentes. Pourquoi ? Parce qu’ils foncent. On y va, on le fait, on verra après.
Les personnes intelligentes, elles, réfléchissent. Et puis le détail. Et puis la couleur. Et puis l’orthographe. Et puis les mots. Elles passent tellement de temps sur les détails qu’au final, elles ne font rien. Elles doutent, et elles n’agissent pas.
C’est paradoxal. Mais dans le business, il y a des moments où tu dois juste y aller. Arrêter d’être perfectionniste. Faire ce que tu as à faire.
Tu auras toujours beaucoup plus de résultats en faisant quelque chose de moyen qu’en réfléchissant à quelque chose que tu ne feras jamais. Ça, ça ne donne aucun résultat. Jamais.
Regarde le cadre de ce podcast
Je vais te donner un exemple très concret. Tout ce que je fais n’est jamais parfait. Jamais.
Si tu regardes ce podcast en vidéo sur YouTube, observe le cadre. En haut, on voit un bout de plafond. Je n’avais pas mes micros habituels, alors j’ai utilisé mes écouteurs comme micro. Derrière moi, il y a un coussin tombé par terre, sûrement à cause du vent.
J’aurais pu le remettre en place pour faire bonne figure. Je ne l’ai pas fait. Ça m’est égal. Je fais ma vidéo.
Parce que si je commence à réfléchir pendant mille ans au cadre, à la lumière, à la façon de me placer, je ne la ferai jamais. Je passerai tellement de temps à y penser que je ne ferai rien.
Le point commun de toutes les personnes qui ont des résultats, c’est qu’elles font. Point.
Et si tu ne fais pas assez, il n’y a que trois explications : soit tu as la flemme, soit tu procrastines, soit tu passes beaucoup trop de temps sur des détails dont tout le monde se moque.
Ce que je retiens pour toi
1. Regarde qui fait la remarque. Si la personne qui relève ta faute ne sera jamais cliente, son avis ne doit pas te freiner.
2. Préfère le moyen qui existe au parfait qui n’existe pas. Un truc moyen que tu fais t’apportera toujours plus qu’un truc parfait que tu ne fais jamais.
3. Apprends à trier. Savoir ce qui est un détail et ce qui est important, ce n’est pas toujours évident, surtout quand tu ne connais pas encore bien le domaine dans lequel tu te lances. C’est exactement ce qu’on fait avec nos clients quand ils doutent : « Ça, on s’en fiche. Ça, on s’en fiche. Ça, c’est important. Fais-le. Avance. »
À la fin de la journée, ce qui compte, ce n’est pas le nombre de fautes que tu as évitées. C’est de savoir si tu as avancé sur ton projet.
Le parfait peut attendre. Ton projet, non.
Je parle plus en détail de ce sujet en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy




