Tout le monde saute la première étape. Celle que personne ne veut faire.
On veut le résultat : l’argent, la maison, la voiture, la liberté, la famille. Mais on n’est pas prêt à devenir la personne capable d’obtenir ce résultat. Et c’est là que tout se joue.
Avant de devenir riche, il faut devenir quelqu’un capable de le devenir. La transformation de ton identité précède toujours la transformation de tes résultats. Jamais l’inverse.
Il y a un an, mon frère a eu un bébé. Et un bébé, c’est une page blanche. À sa naissance, il peut aller dans n’importe quelle direction, devenir qui il veut. Nous aussi, on construit notre identité de deux façons : soit on subit celle qu’on nous impose, les étiquettes qu’on nous colle, soit on choisit des modèles et on décide de qui on veut devenir.
Moi, ma première année d’entrepreneuriat, je lisais un livre par semaine. Des biographies, des conseils business, du marketing, tout ce qui pouvait me rapprocher de l’entrepreneur que je voulais devenir. Je le fais encore aujourd’hui.
Parce que si tu ne transformes pas ton identité avant de te lancer, tu abandonneras. Ce n’est même pas une option, c’est une certitude. Si tu ne sais pas à quel point c’est dur, à quel point ça demande de discipline et de persévérance, et que tu ne t’y prépares pas mentalement, tu craqueras au premier obstacle.
Vois immense, et reste invisible
Il faut deux choses qui semblent opposées : des ambitions vraiment démesurées, et une humilité totale.
Dès le début, je visais les résultats les plus élevés que je voyais sur mon marché. Quand quelqu’un atteignait un truc, je me disais : « Pourquoi pas moi ? » Mais je n’en parlais à personne. Jamais. C’était moi, et moi-même.
Je me souviens avoir dit à mon père qu’il ne saurait même pas sur quoi je travaillais tant que mon business ne ferait pas au minimum 10 000€ par mois. Je le faisais pour moi, pour me prouver que j’en étais capable. Pas pour une médaille, pas pour me vanter.
Pourquoi garder ses objectifs pour soi ? Parce que face à l’ambition, les gens réagissent mal, de deux façons.
Certains ne te croient pas. Tu leur dis que tu vas gagner 10 000€, 50 000€ par mois depuis chez toi avec un ordinateur, et comme la plupart gagnent 1 500 ou 2 000€ en se levant à 8h tous les matins, ça dérange inconsciemment leur vision du monde. Alors ils te renvoient l’image d’un naïf, d’un rêveur.
D’autres sont simplement mal à l’aise. Ça touche leur ego, alors par protection, ils ne posent pas de questions, ne s’y intéressent pas.
Dans les deux cas, si tu cherches du soutien ou de la reconnaissance auprès de ton entourage, tu seras déçu. La force vient de l’intérieur. Pas d’une petite tape sur l’épaule qui, de toute façon, n’arrivera jamais.
Signe un contrat avec toi-même
Tu es la seule personne sur qui tu peux vraiment compter. D’où l’importance de savoir signer des contrats avec toi-même. Et très peu de gens y arrivent.
Quand tu te donnes un objectif, fais-le. Quand tu t’engages, va au bout.
La plupart des gens disent qu’ils vont faire des choses, puis reviennent en arrière dès que leur humeur ou leur énergie change. Ils rompent leurs propres promesses. Pourtant, si tu signes un contrat avec une entreprise, tu le respectes. Si tu promets quelque chose à un ami, tu tiens parole. Le contrat avec toi-même doit avoir exactement la même valeur. Tu l’as signé. Tu vas au bout.
Et oui, ça demande de l’ego. L’ambition va avec l’ego : si tu penses pouvoir un jour gagner 50 000€ par mois, c’est que tu as l’ego de te croire capable. C’est sain. Il faut d’abord penser à soi, presque égoïstement, se donner à soi-même ce qu’on doit se donner, avant de pouvoir aider les autres. Beaucoup n’aident jamais personne, précisément parce qu’ils n’ont jamais commencé par eux. Mais garde cet ego pour toi. Reste humble, reste simple, n’achète pas de bêtises pour te la raconter. Vise haut, en silence.
Il n’y a pas d’échappatoire (et c’est une bonne nouvelle)
La réalité, c’est qu’il y a un travail dur à faire, et pas d’échappatoire. Ça va être difficile. Tu vas parfois vouloir déprimer, tout abandonner.
Je vais être honnête : ça m’est arrivé plein de fois. Déprimé, désespéré, ne sachant pas quoi faire. Mais je ne me suis jamais plaint auprès des autres, ni de quelqu’un avec qui je travaille, ni de quelqu’un que j’ai payé. C’est ma faute. Je suis responsable. Alors si je n’y arrive pas, je me plains éventuellement à moi-même, jamais aux autres, mais j’avance. Et jamais, au grand jamais, je ne dis que j’abandonne.
Face à la difficulté, il y a deux réactions : pleurer en disant « c’est trop dur », ou baisser la tête et avancer. La grande majorité des gens ne font que se plaindre. Cette absence d’échappatoire, vois-la comme la possibilité d’être libre.
Alors sois honnête. Soit tu acceptes que tu ne veux pas vraiment réussir, et tu enlèves toute la pression que ça met sur tes épaules. Soit tu le veux vraiment, et alors tu arrêtes de te plaindre, et tu le fais. Do or die. Il n’y a pas d’autre choix.
Et surtout, patience. Comme le dit Tony Robbins : on surestime ce qu’on peut faire en un ou deux ans, et on sous-estime largement ce qu’on peut accomplir en dix ou vingt. Il n’y a aucune raison de tout vouloir tout de suite. Ça prendra du temps. Mais tu y arriveras.
Alors la vraie question, c’est celle-ci : est-ce que tu veux vraiment réussir, quitte à devenir quelqu’un d’autre pour y arriver ? Ou est-ce que tu veux juste le résultat, sans la transformation ? Réponds-toi honnêtement, et dis-le-moi en commentaire. C’est la question la plus importante que tu puisses te poser.
Je développe cette réflexion sur l’identité et l’état d’esprit dans une vidéo. Si elle a résonné en toi et que tu veux aller plus loin, tu la retrouves ici :
- Rémy




