Je vais te raconter un truc qui va peut-être te piquer un peu. La semaine où j’ai enregistré cet épisode, j’avais oublié mon trépied. Je me suis retrouvé à filmer avec mon iPad posé n’importe comment, un micro dans la main relié à un petit récepteur. Voilà tout mon setup. Rien d’autre. Et si tu voyais ça en vrai, tu rigolerais.
Mais c’est exactement ce que je veux te montrer aujourd’hui. Parce que ce setup ridicule, c’est la preuve d’un principe que j’applique depuis toujours et qui a tout changé dans ma façon d’entreprendre : tu n’inspires jamais personne avec ce que tu dis. Tu inspires les gens avec ce que tu fais.
On ne vous croit pas quand vous parlez, on vous observe quand vous agissez
Les gens autour de toi, tes clients, tes proches, ils regardent ce que tu fais. Ils ne te diront pas forcément qu’ils sont inspirés par ça. Ils ne viendront pas te dire “je fais ça parce que je t’ai vu le faire”. Mais c’est la vérité. Ce n’est pas ce que tu dis qui compte. C’est ce que tu montres.
Je te donne un exemple concret. Cette année, j’ai lancé une seconde chaîne YouTube, complètement différente de ma chaîne principale qui tourne autour de 70 000 abonnés depuis plusieurs années. Cette nouvelle chaîne, elle a quelques mois à peine. Elle est repartie de zéro. On est autour de 300 abonnés au moment où j’écris ces lignes. Ce n’est pas des millions, je suis d’accord.
Mais regarde autre chose : la régularité. Trois rendez-vous par semaine, le mardi, le jeudi et le samedi, sans exception. Et des centaines de personnes qui reviennent à chaque épisode. Une chaîne qui approche déjà les 50 vidéos, lancée cette année, avec un iPhone et parfois un simple micro. Au tout début, je n’avais même pas ce micro.
Plusieurs personnes me l’ont dit directement : ce qui les inspire, ce n’est pas ce que je raconte dans les vidéos, même si j’espère parfois dire des choses intéressantes. C’est le simple fait que cette chaîne existe. C’est la preuve vivante que tu peux démarrer un projet avec rien, dans ton domaine, avec le matériel que tu as sous la main, et que ça peut fonctionner.
Le matériel minimaliste comme preuve, pas comme excuse
Je vois passer beaucoup de gens qui repoussent le lancement de leur projet parce qu’ils n’ont pas le bon matériel, pas le bon setup, pas encore assez appris. J’entends ça depuis des années dans mon travail avec mes clients.
Mais regarde ce que je viens de te montrer. Un iPad emprunté à la dernière minute, un micro premier prix, et une chaîne qui tourne. Ce qui compte, ce n’est pas la qualité de l’image. C’est la qualité du son, éventuellement, et surtout la régularité. Le setup minimaliste n’est pas une contrainte à subir. C’est une preuve à exhiber. La preuve que l’excuse du matériel ne tient pas.
La stratégie des articles LinkedIn : faire ce que personne ne fait
Un autre exemple. Cette année, j’ai commencé à poster sur LinkedIn. Je dois être honnête avec toi : je n’aime pas LinkedIn. Je n’y allais jamais, peut-être deux fois en cinq ans avant ça. Je ne consomme pas de contenu sur les réseaux sociaux en général, je n’ai même pas activé l’historique sur YouTube pour éviter que la plateforme pense à ma place.
Quand j’ai débarqué sur LinkedIn cette année, j’ai découvert un monde que je trouvais assez vide. Des posts qui se copient les uns les autres, le même texte repris mot pour mot par des dizaines de comptes différents dès qu’un format fonctionne. Beaucoup de mise en scène, peu de fond.
Alors je me suis dit que si j’y allais, ce ne serait pas pour faire comme tout le monde. J’ai repéré une fonctionnalité que quasiment personne n’utilise sur LinkedIn : les articles. Contrairement au post classique, limité en caractères, l’article permet d’aller en profondeur, d’écrire un vrai contenu de fond. Une sorte de blog, intégré directement dans LinkedIn.
J’ai décidé de publier un article par jour. Je suis quasiment le seul à faire ça sur la plateforme. Et ça marche très bien. Plusieurs personnes me l’ont fait remarquer spontanément : “tu es le seul que je vois faire des articles sur LinkedIn”. Cette stratégie n’a rien de sorcier. C’est simplement le principe du faire plutôt que dire, appliqué à un nouveau terrain : identifier ce que personne ne fait, et le faire avec constance.
Travailler dans l’ombre, revenir avec des preuves
Il y a un truc que j’ai compris très tôt, bien avant de me lancer dans l’entrepreneuriat en ligne. Mon père est entrepreneur. C’est lui qui m’a donné envie d’entreprendre, en me montrant très concrètement que c’était possible. Et pourtant, même à lui, je ne parlais jamais de mes projets avant d’avoir des résultats.
Je pouvais dire “je vais lancer tel projet, je vais faire ça”. Ça n’avait aucune valeur tant que je ne l’avais pas fait. Peu importe à qui je m’adressais, même à la personne la plus légitime pour comprendre, me challenger, m’écouter avec intérêt. Le principe reste le même : faites-le, et revenez avec des preuves. Revenez avec des résultats. Travaillez dans l’ombre. Ne dites rien à personne, et laissez le travail parler.
La régularité qui finit par se faire remarquer
Voilà ce qui se passe concrètement quand tu appliques ça. Tu fais quelque chose dans l’ombre pendant des mois. Personne ne regarde vraiment. Et puis un jour, quelqu’un se dit “attends, il fait ça depuis des mois”. Puis un deuxième se fait la même réflexion. Puis un troisième. Et petit à petit, tu deviens visible, sans avoir eu besoin de le crier sur tous les toits.
Si tu étais allé sur ma nouvelle chaîne YouTube il y a quelques mois, avec deux vidéos publiées, tu aurais pu te dire “on verra si ça tient dans la durée”. Aujourd’hui, il est trop tard pour douter. Je suis toujours là. Je continue de publier. Et ce n’est pas la conviction qui a changé les choses, c’est simplement la répétition dans le temps.
Se moquer du nombre de vues, viser la qualité de l’impact
Je veux être clair sur un point : toutes les vidéos ne marchent pas comme je le voudrais. Certaines font des milliers de vues sur une chaîne qui n’a même pas 300 abonnés. D’autres beaucoup moins. Et honnêtement, ça m’est égal.
Ce qui compte pour moi, ce n’est pas le nombre de personnes que je touche. C’est la qualité de l’impact que j’ai sur celles que je touche. Je fais ce contenu pour les personnes prêtes à l’entendre. S’il n’y en a que dix, ce n’est pas grave. C’est une façon de voir les choses qui libère complètement de la pression du chiffre, et qui recentre sur l’essentiel : est-ce que ce que je fais change quelque chose pour quelqu’un.
Rien ne se passe tant que tu n’agis pas
Ce n’est pas qu’une formule sympa à répéter. C’est un fait. La procrastination touche une part significative des adultes de façon chronique. Une méta-analyse académique de référence sur le sujet, menée par le chercheur Piers Steel, estime qu’environ 15 à 20 % des adultes sont des procrastinateurs chroniques, un phénomène en progression depuis plusieurs décennies. Ce n’est pas un détail marginal, c’est une part significative des gens qui se disent “je vais le faire” et qui ne le font jamais.
Tu peux te répéter à toi-même que tu vas lancer ton projet, que tu vas créer ta chaîne, que tu vas publier ton premier post. Rien ne se passera tant que tu n’agiras pas. Ce n’est pas une question de motivation ou de discours intérieur. C’est une question de première étape, de premier pas, fait concrètement, aujourd’hui.
Si tu veux inspirer tes clients, les gens autour de toi, ta communauté, oublie ce que tu comptes leur dire. Concentre-toi sur ce que tu vas leur montrer. Fais-le, dans l’ombre si besoin, avec le matériel que tu as sous la main, avec régularité, et laisse les résultats parler à ta place.
Je parle de ce sujet plus en détail en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy


