Le matin où j’ai enregistré cet épisode, j’ai commencé par dire bonjour au gardien de la résidence.
Puis j’ai continué à marcher, au milieu du golf. Un peu de vent dans les micros de mes écouteurs, pas beaucoup de soleil (ici, on est encore en hiver), et une vue qui me fait toujours le même effet.
Je faisais deux choses en même temps : je marchais, et je tournais une vidéo. Ma routine à moi, et la routine de mon business.
On me demande souvent quelle est ma routine d’entrepreneur à l’Île Maurice. La question me gêne un peu. Parce que, de base, j’essaie justement de ne pas en avoir.
Mais si je devais te décrire une journée type, la voici.
Ma journée tient en trois blocs
Pour moi, c’est assez simple.
Le matin, je marche. Ensuite, je travaille, et c’est vraiment ma priorité de la journée. L’après-midi, je fais ce que je veux.
Pas de liste à cocher au réveil. Je n’ai pas un truc du genre « je lis tel livre, puis je bois tant de centilitres d’eau ». Rien de fou.
16 000 pas avant d’ouvrir l’ordinateur
Avant de travailler, j’essaie toujours de faire mes pas. Mon objectif aujourd’hui : 16 000 pas par jour.
Ça représente environ deux heures, deux heures et demie de marche. C’est un gros moment dans la journée. J’essaie de le faire le matin, parfois aussi le soir, selon comment s’organise ma journée.
Pourquoi c’est si important pour moi ? Pour entretenir ma santé, et pour perdre du poids. En ce moment, j’ai un vrai objectif de sèche.
Et ce temps n’est jamais perdu. Pendant que je marche, soit je tourne des vidéos, soit j’écoute des livres audio. Je marche plus, et je me forme en même temps.
C’est quand même mieux que de rester sur le canapé à ne rien faire.
Le bureau, la maison ou ailleurs : je choisis chaque matin
Ensuite, je vais bosser. Mais pas toujours au même endroit.
J’ai un bureau chez moi, avec mon ordinateur. Et j’ai des bureaux à côté de Grand Baie, où j’ai tout mon matériel de tournage et un ordinateur fixe. Quand je veux casser la routine, j’y vais, tout simplement.
Le seul vrai critère, c’est la route. À Maurice, il y a pas mal de trafic. Si je me suis levé un peu trop tard, je ne prends pas la voiture pour finir dans les bouchons. Je reste travailler à la maison, ou j’attends les heures creuses pour me déplacer.
Pouvoir faire ce choix, c’est déjà une forme de liberté.
Même chose pour ce podcast : j’enregistre les épisodes le mardi matin, et le décor change tout le temps. Une fois au bureau, une fois chez moi, une fois ailleurs dans la résidence. Ce matin-là, sur le golf.
Pourquoi je ne travaille que 4 heures par jour
Un truc nouveau que j’ai mis en place cette année : je me mets beaucoup, beaucoup moins la pression.
Parce que j’ai compris une chose. En travaillant 4 heures par jour, vraiment très focus, tu fais tout ce que tu as à faire.
Le reste ? Bien souvent, c’est un petit peu d’avance, genre 10 %. Ou alors, c’est juste rien. Juste ne pas progresser.
La condition est importante. Il faut être vraiment concentré, faire les bonnes actions, faire les bonnes choses. Si c’est le cas, 4 heures suffisent amplement.
Je travaille donc le matin, jusqu’à 13 h, 14 h. J’en parlais déjà dans un autre épisode du podcast, celui sur les 4 piliers de ma vie.
Et après ? Kiffe. Aie des passions. Fais un sport. Prends une après-midi pour découvrir quelque chose que tu n’as jamais découvert, ou pour essayer une activité que tu n’as jamais essayée.
La vie, ce n’est pas le business. Il y a le business, et il y a d’autres choses, tout simplement.
L’après-midi, il n’y a pas de routine
L’après-midi, ça dépend. Soit je bosse, soit je vais voir des amis. Parfois, on se fait un resto le midi et on passe l’après-midi ensemble.
Et très souvent, le soir, je suis au padel avec des amis.
On a tous le même objectif : être bons au padel. On se met tous un petit peu la pression, entre guillemets, pour progresser et être le meilleur de la bande. Chaque jeudi, j’ai même deux heures de cours avec mon coach, Sam.
Et c’est à peu près tout. Ça me convient très bien.
J’ai monté ce business pour ne pas avoir de routine
Mon business est sur Internet. C’est parfait quand on vit à Maurice : je peux le faire depuis chez moi, depuis mon bureau, et même quand je suis en voyage.
C’est ça qui m’offre la liberté d’organiser mes journées comme j’en ai envie.
Et au fond, c’est pour ça que j’ai choisi cette activité. Je ne voulais pas être obligé d’aller au bureau tous les matins à telle heure. Je voulais faire des journées comme j’ai envie de les faire, tout en avançant sur le business, tout en gardant l’ambition de faire ce que j’ai envie de faire.
Je ne veux pas de routine. Je n’ai pas de routine. Et c’est voulu.
Je ne pourrais pas vivre comme ça en France
Quand j’ai choisi le titre de cet épisode, j’ai hésité. « Ma routine », ou « Ma routine à l’Île Maurice » ?
J’ai gardé Maurice. Parce que je ne pense pas que je pourrais vivre comme ça en France.
Il y a une ambiance, une pression. Tu as l’impression que si tu ne travailles pas, on te pointe du doigt.
À Dubaï non plus, je ne pense pas. Chaque fois que tu sors de chez toi, tu as cette sensation qu’il faut vite rentrer bosser. Tout te fait comprendre que si tu ne retournes pas au travail, ton business va s’effondrer. Et que si tu ne bosses pas, tu ne vaux rien.
L’environnement dans lequel tu vis impacte énormément la façon dont tu te comportes.
À Maurice, ce n’est absolument pas le cas. L’île te donne un cadre dans lequel tu peux trouver un certain équilibre.
Attention, on travaille ici. Tous mes amis sont de vrais, vrais bosseurs. Des gens qui ont de l’ambition, des objectifs. Il y a à Maurice des gens qui ont beaucoup, beaucoup de business, et beaucoup de bouteille.
La différence, c’est la maturité. Ce sont souvent des gens qui ont de l’expérience, et qui ne mettent pas que le business en priorité dans leur vie. Le business reste essentiel, ils bossent. Mais ils ont compris qu’il y a un équilibre à avoir pour leur famille, pour leur santé.
Garder son âme d’enfant
Pendant ma marche, je me suis arrêté devant un départ du golf. Plusieurs couleurs selon ton niveau : le bleu, le rouge (plus près), le blanc. Ce jour-là, on était à 107 mètres du drapeau rouge et à 128 mètres du drapeau jaune.
Et franchement, c’était vraiment beau.
Je n’ai jamais perdu mon âme d’enfant. Je m’émerveille de tout. Parfois, je roule à Maurice, je vois des paysages, et je suis émerveillé comme quand j’avais 5 ans.
Pour moi, c’est hyper important de garder ça. Je pense qu’on devrait tous le garder.
D’ailleurs, quelques minutes plus tard, il s’est mis à pleuvoir. Un nuage juste au-dessus de moi. Typique de Maurice. J’ai dû vite me mettre à l’abri.
Ce que tu peux appliquer, où que tu sois
Tu n’as pas besoin de vivre à Maurice pour reprendre la main sur tes journées.
1. Concentre ton travail sur quelques heures vraiment focus. Quatre heures sur les bonnes actions font le travail. Les heures en plus te donnent, au mieux, un petit peu d’avance.
2. Transforme tes temps morts en temps utiles. Une marche, c’est de la santé. Avec un livre audio dans les oreilles, c’est aussi de la formation.
3. Regarde l’environnement qui t’entoure. Là où tu vis façonne ta manière de travailler. Si tout autour de toi te fait culpabiliser dès que tu lèves le pied, le problème n’est peut-être pas toi.
Le business, c’est le matin. La vie, c’est tout le reste.
Je parle plus en détail de ce sujet en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy



