La discipline personnelle est le secret le mieux gardé de la réussite en business
Pour ceux qui savent ce qu'ils doivent faire mais qui n'arrivent pas à le faire
J’étais en voiture avec ma copine, on rentrait d’un restaurant, et on a commencé à parler de santé, d’alimentation, de sport. C’est un sujet récurrent entre nous. Pendant très longtemps, elle a essayé de me faire retourner à la salle. De surveiller mon alimentation. De mieux manger. Et pendant très longtemps, j’ai repoussé. “J’ai d’autres priorités.” “Je le ferai plus tard.” “C’est pas le bon moment.”
Puis un jour, j’ai repris. J’ai repris la salle trois fois par semaine. J’ai commencé à mesurer chaque calorie que je mets dans mon assiette avec une application. Je me pèse tous les matins. Je vise 10 000 pas par jour minimum.
Et dans la voiture, je lui ai posé la question : “Est-ce que tu sais la vraie raison pour laquelle j’ai repris tout ça ?”
Elle pensait que c’était pour le physique. Pour l’avant/après. Pour l’énergie. Pour la santé.
Je lui ai dit non. Ce n’est pas pour ça. La raison pour laquelle je vais à la salle trois fois par semaine et que je mesure chaque calorie, c’est pas pour perdre du poids ou avoir des muscles tracés. C’est parce que je veux avoir un domaine dans ma vie où je peux exercer de la discipline. Où je peux me dire chaque soir “Est-ce que je l’ai fait ou pas ?” Et où la réponse est toujours oui.
Parce que je sais que si j’ai de la discipline dans ma vie personnelle, j’aurai de la discipline dans mon business. Et si je n’en ai pas dans ma vie perso, je n’en aurai pas non plus dans mon business.
Quand je suis arrivé à Maurice, j’ai perdu mes habitudes. J’ai arrêté la salle. J’ai arrêté de surveiller mon alimentation. Ma vie personnelle est devenue indisciplinée. Et comme ma vie personnelle est devenue indisciplinée, mon business l’est devenu aussi. C’est une loi que j’ai observée encore et encore : le business est une extension de l’entrepreneur. Si c’est le bordel dans votre quotidien, ce sera le bordel dans votre business.
Le contrat avec soi-même, ou pourquoi la discipline personnelle est le levier le plus puissant en entrepreneuriat
La plus grosse différence entre une personne qui atteint un objectif et une personne qui ne l’atteint pas, ce n’est pas l’intelligence. Ce n’est pas les origines. Ce n’est même pas l’état d’esprit, même si l’état d’esprit joue beaucoup. C’est la discipline. Est-ce que la personne va faire la tâche qu’elle doit faire, tous les jours, quoi qu’il arrive ?
Comme dit Leila Hormozi : “Fuck the mood, follow the plan.” On s’en fout de votre humeur. Vous suivez le plan.
J’ai toujours travaillé ma discipline de cette façon. Je me fixe quelque chose à faire une fois par jour. Tous les jours. Et à la fin de la journée, je coche la case. Est-ce que je l’ai fait ou pas ? Quand j’ai lancé ma première entreprise, c’était appeler des clients dans les pages jaunes. Chaque jour, 1 à 2 heures d’appels. Case cochée. Quand j’ai lancé ma chaîne YouTube, c’était poster une vidéo par jour. Case cochée.
Ce que j’ai compris avec le temps, c’est que cette discipline doit d’abord se construire dans la vie personnelle avant de pouvoir exister dans le business. Parce que la discipline personnelle est plus facile à mesurer. Vous êtes allé à la salle ou pas. Vous avez fait vos pas ou pas. Vous avez mangé dans votre budget calorique ou pas. C’est binaire. Oui ou non. Et c’est cette clarté binaire qui forge le muscle de la discipline.
Le tout premier défi de discipline que je me suis lancé, c’était il y a presque 10 ans. Un livre avec 9 chapitres. Je devais lire chaque chapitre trois fois par jour, le matin, le midi et le soir, pendant 30 jours avant de passer au chapitre suivant. 9 chapitres, 30 jours chacun, 9 mois de défi.
Pensez à ce que ça représente. 9 mois à lire le même chapitre trois fois par jour. Qu’il pleuve, qu’il vente. En vacances, en soirée, un jour férié. J’avais un verre dans le nez un soir et je devais quand même lire mon chapitre. Je ne pouvais pas toujours emmener le livre physique, donc j’ai dû m’organiser avec des photos des pages sur mon téléphone.
Et au bout de 9 mois, quand j’ai terminé, c’était un accomplissement énorme. Pas parce que le contenu du livre avait changé ma vie. Mais parce que j’avais prouvé à moi-même que je pouvais tenir un engagement sur 9 mois sans jamais le rompre. J’avais signé un contrat avec moi-même et je l’avais honoré.
Ce contrat avec soi-même, c’est peut-être la faculté la plus puissante qu’un entrepreneur puisse développer. Parce que si vous êtes capable de signer des engagements avec vous-même et de ne jamais, je dis bien jamais, rompre ce contrat, vous ferez la même chose dans le business. Et comme le business n’est pas une question de chance mais une question de temps, vous continuerez de bosser jusqu’à ce que ça fonctionne. Et il y a 100 % de chances que vous réussissiez si vous n’abandonnez pas.
J’ai aussi appris l’anglais comme ça. J’étais le dernier de ma classe au collège. Littéralement 30ème sur 30. Et j’ai téléchargé Duolingo, application gratuite, et je me suis fixé 15 minutes par jour. Tous les jours. Pendant 1 an. Au bout d’un an, je lisais mon premier livre en anglais, “Made in America” de Sam Walton. Avec Google Traduction à côté, certes. Mais pour un mec qui était le pire de sa classe, lire un livre entier en anglais, c’était un monde de différence. Et tout ça, ça m’a demandé quoi ? 15 minutes par jour. Juste la discipline de le faire tous les jours. Même aux toilettes au lieu de scroller Instagram.
Le défi des 90 jours qui va transformer votre discipline et indirectement votre business
Un business, c’est une suite d’actions disciplinées. Si vous faites une action pendant suffisamment longtemps, vous réussirez mathématiquement. Ce n’est qu’une question de temps, pas de chance. La discipline, c’est ce qui transforme le temps en résultat.
Et la meilleure façon d’entraîner ce muscle, c’est dans votre vie personnelle.
Le sport : le levier le plus immédiat pour construire votre discipline
Aller à la salle trois fois par semaine, c’est difficile. Il faut se discipliner, se forcer au début, surmonter la flemme. Mais c’est aussi le levier le plus immédiat parce que les résultats sont visibles rapidement et que le format est parfaitement binaire : j’y suis allé ou pas.
C’est comme soulever des poids. Les premières séances sont terribles. Tout fait mal. Vous êtes nul. Mais au bout de quelques semaines, vous sentez la différence. Et cette sensation de progression crée un cercle vertueux qui renforce votre discipline dans tous les autres domaines. Moi, j’y vais le mardi, le jeudi et le samedi. C’est dans mon agenda. J’y vais sans réfléchir. Si je saute une séance, j’ai honte de moi. Pas parce que quelqu’un me regarde. Parce que j’ai rompu un contrat avec moi-même.
La langue : le défi de patience qui forge une discipline de long terme
Apprendre une langue, c’est le défi parfait parce que ça demande de la patience. Les résultats ne viennent pas en une semaine. Il faut des mois avant de sentir une vraie progression. Et c’est exactement pour ça que c’est un excellent entraînement à la discipline entrepreneuriale, parce que le business aussi demande de la patience.
Je pense sincèrement que tout le monde aimerait parler plusieurs langues. L’anglais, l’espagnol, l’italien, l’arabe. On a tous au fond de nous cette envie. Et la bonne nouvelle, c’est que 15 minutes par jour sur Duolingo pendant un an suffisent pour avoir des bases solides. 15 minutes. Le temps que vous passez aux toilettes en scrollant TikTok.
L’instrument de musique : le défi créatif qui vous rend inarrêtable
Je suis le meilleur exemple de quelqu’un qui a échoué là-dedans avant de comprendre la discipline. Quand j’étais petit, mes parents m’ont payé des cours de guitare. À domicile. Le prof venait chez moi. J’avais ma propre guitare. Toutes les conditions étaient réunies. Et j’ai abandonné en moins de 3 mois. Parce que j’étais indiscipliné.
Mais imaginez ce que ça représenterait. 30 minutes de piano par jour pendant un an. Au début, c’est terrible. Ça fait saigner les oreilles de tout le monde. Mais au bout d’un an, vous pourriez vous fixer l’objectif d’aller dans une gare et de jouer un morceau devant des inconnus. Et au lieu de se boucher les oreilles, les gens vous prendraient en photo. 30 minutes par jour. Juste la discipline de le faire.
Le défi concret : 15 minutes par jour pendant 90 jours
Voici ce que je vous propose. Choisissez un domaine. Sport, langue ou instrument. Fixez-vous 15 minutes par jour pendant 90 jours. Pas 6 mois, pas un an. 90 jours. 3 mois. C’est tout.
Pourquoi 90 jours ? Parce que c’est le seuil critique. La plupart des gens abandonnent avant d’éprouver du plaisir. On est nul dans tout au début. Et c’est dur de continuer quand on est nul. Mais au bout de 90 jours, on commence à avoir des bases. On commence à prendre du plaisir. Et le plaisir alimente la discipline qui alimente les résultats.
Le problème, c’est que si on arrête avant les 90 jours, on arrête avant de ressentir ce plaisir. Et on repart avec l’idée que “C’est trop dur” ou “C’est pas fait pour moi.” Alors que la seule chose qui manquait, c’était 3 mois de patience.
Et au bout de ces 90 jours, quelque chose de profond va changer en vous. Vous allez réaliser que vous êtes devenu quelqu’un de discipliné. Que vous pouvez tenir un engagement sur 3 mois. Que vous pouvez apprendre n’importe quoi si vous vous y tenez. Et cette confiance va se transférer directement dans votre business. Parce que quand vous avez fait quelque chose de dur qui demande de la discipline dans votre vie perso, le business, où les résultats sont en plus monétaires, devient beaucoup plus simple.
C’est le secret que personne ne vous dit. La discipline ne commence pas dans le business. Elle commence dans votre vie. Trouvez votre défi personnel. Signez un contrat avec vous-même. Et ne le rompez jamais.
Je parle plus en détail de ce sujet en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy




