Si tu devais me demander ma définition de la liberté, je te répondrais un seul mot.
Le choix.
La liberté, c’est le fait d’avoir le choix. De faire ce que tu veux, quand tu veux.
Je t’écris depuis l’hémisphère sud. Ici, en ce moment, c’est l’hiver, et il fait 23 degrés en plein soleil. Pendant qu’une partie du monde suffoque sous la canicule, moi je peux décider, ce matin, d’aller marcher sur la plage. Si j’ai envie, je le fais. Et si demain j’en ai marre de la chaleur, j’ai le choix de partir ailleurs.
La vraie liberté, c’est ça : avoir le choix de faire ce qu’on veut pour obtenir ce qu’on veut. Que ce soit plus de confort, plus de fraîcheur, plus de temps, peu importe la raison. On s’en fout de la raison. Ce qui compte, c’est d’avoir le choix.
Mais attention, parce que là où la plupart des gens se trompent, c’est sur ce qui donne réellement ce choix.
Ils pensent que c’est l’argent. Ou pire, ils pensent que c’est ce que l’argent permet d’acheter : la belle voiture, la belle maison, les voyages en business class.
Et c’est exactement là que le piège se referme.
Le luxe que personne ne regarde
On te vend le luxe comme un empilement de possessions. La belle montre, la belle caisse, les hôtels 5 étoiles.
Mais réfléchis deux secondes.
Si tu es forcé de faire quelque chose que tu ne veux pas faire, et qu’en contrepartie on t’offre une belle voiture et une belle montre, je peux t’assurer que tu seras malheureux. Parce que tu n’as pas eu le choix.
Le vrai luxe, ce n’est pas de posséder. C’est de pouvoir choisir.
Et c’est là qu’il faut comprendre le rôle réel de l’argent. L’argent n’est pas une fin. C’est un outil. Un outil qui te permet d’avoir du temps, et donc d’avoir le choix.
Prends un exemple simple. Imaginons que tu développes ton entreprise et que, tout seul, tu atteignes 15 000€ par mois. Le jour où tu recrutes une deuxième personne, tu passes à 30 000. Qu’est-ce qui s’est passé ? Tu as utilisé ton argent pour acheter le temps de cette personne.
L’argent, au fond, c’est du temps.
Soit tu as du temps parce que tu es jeune et plein d’énergie. Soit tu as de l’argent qui te permet d’acheter ce temps. Mais la finalité, ce n’est jamais l’objet. C’est le choix que ce temps te rend.
Le moment « aha », c’est celui-là : arrête de courir après les possessions, et commence à courir après le choix.
D’ailleurs, moi, je pourrais avoir une très belle voiture, une très belle maison. Je pourrais me les offrir aujourd’hui. Et je ne le veux pas. Pour une raison précise : ces choses-là m’ancreraient.
Quand tu achètes, tu deviens dépendant. Une maison te rend dépendant d’un endroit. Si je fais le choix d’acheter une maison, je n’ai plus le choix de déménager du jour au lendemain. Mes possessions m’enlèvent des choix futurs.
Et c’est ça, la clé.
Les bons choix, les mauvais choix
Tout ce que tu vis aujourd’hui découle des choix que tu as faits hier.
Si aujourd’hui tu n’as pas le choix, c’est le résultat de décisions que tu as prises par le passé.
Un choix crée des conséquences. Et ces conséquences t’empêchent, ensuite, de faire d’autres choix.
Je te donne des exemples très concrets, ceux de la vie de tous les jours :
Quand tu choisis une femme, tu acceptes de ne plus avoir le choix d’en choisir une autre. On se marie théoriquement pour la vie.
Quand tu achètes une maison, tu perds le choix de déménager demain.
Quand tu choisis d’être salarié plutôt que d’entreprendre, tu acceptes de ne plus avoir le choix sur ton agenda, et de ne plus avoir le choix sur l’argent que tu gagnes d’un mois sur l’autre. Ton salaire est fixe. Tu n’es pas libre de gagner cinq fois plus, ni cinq fois moins.
À chaque fois, tu acceptes de renoncer à une part de ton choix.
Alors voilà ma grille de lecture, et je pense que c’est la plus utile que je puisse te donner :
Les bons choix sont ceux qui te permettent de maintenir ta liberté de choix. Les mauvais choix sont ceux qui t’enferment, qui te conditionnent, qui t’emprisonnent dans une décision que tu ne pourras plus changer à l’avenir.
Ce n’est pas une question de bien ou de mal dans l’absolu. C’est une question de portes. Est-ce que ce choix t’ouvre des portes pour plus tard, ou est-ce qu’il te les ferme ?
La prochaine fois que tu hésites sur une décision, pose-toi juste cette question. Est-ce que ça préserve ma liberté, ou est-ce que ça me l’enlève ?
C’est aussi simple que ça. Et ça change absolument tout.
Je parle de tout ça plus en détail en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy



