Le jour où j'ai décidé d'en avoir rien à foutre du regard des autres
Pour ceux qui se freinent parce qu'ils ont peur de ce que les gens vont penser
Je vais vous parler d’un truc qui revient dans quasiment toutes les conversations que j’ai avec les personnes que j’accompagne. Un truc qui est probablement le frein numéro un à l’entrepreneuriat, avant même le manque d’argent, le manque de compétences ou le manque de temps.
C’est le regard des autres.
La peur de ce que vont penser les gens si vous lancez un business. Si vous créez une chaîne YouTube. Si vous vous expatriez. Si vous quittez votre job. Si vous faites quelque chose que la plupart des gens autour de vous n’ont jamais fait et ne feront probablement jamais.
Je suis expatrié à l’île Maurice depuis des années maintenant. Et l’expatriation, c’est pas quelque chose de normal. On est des gens entre guillemets anormaux. On a fait quelque chose que la plupart des gens ne font pas. Et si vous demandez l’avis de quelqu’un qui n’a jamais quitté la France sur l’expatriation, vous allez avoir un avis d’une personne qui ne s’est jamais expatriée. Son avis n’a absolument aucune valeur. Non seulement cette personne ne peut pas donner son avis, mais comme elle ne sait pas de quoi elle parle, son jugement est biaisé par ses propres peurs.
Et c’est exactement la même chose dans tous les domaines. Lancer une chaîne YouTube. Créer un business en ligne. Investir dans les cryptos. Vendre des formations. Si vous demandez l’avis de quelqu’un qui ne l’a jamais fait, vous recevrez un avis basé sur ses peurs, pas sur la réalité.
D’ailleurs, je vais vous partager un truc sur ma chaîne prochainement. D’ici environ un mois, je vais déménager. Je ne vous ai pas encore dit où. Et je sais d’avance que beaucoup de gens vont critiquer cette décision. Exactement comme la première fois que je me suis expatrié à Maurice. Si j’avais écouté les avis autour de moi, j’y serais jamais allé. “Une île ? Tu vas pas vite faire le tour ? Et les impôts ?” Des avis de gens qui n’y avaient jamais mis les pieds.
L’effet miroir inversé, ou pourquoi votre entourage détermine ce que vous croyez possible
Il y a un mécanisme psychologique que j’ai observé des centaines de fois chez mes clients et que je trouve absolument fascinant. Je l’appelle l’effet miroir inversé.
Prenons l’exemple de la chaîne YouTube. Lancer une chaîne YouTube demande beaucoup de courage. La plupart des gens n’en ont jamais lancé. Et comme la plupart des gens n’en ont jamais lancé, ils ont des jugements, ils trouvent ça un peu ridicule, ils pensent que parler seul face à une caméra est bizarre.
Maintenant, quand vous pensez “Qu’est-ce que vont penser les gens de ma chaîne YouTube ?”, à qui pensez-vous ? Vous pensez à des personnes de votre entourage qui n’ont pas de chaîne YouTube. Et comme ces personnes n’en ont pas, leur réaction naturelle sera de projeter leurs propres peurs sur vous. “Mais qu’est-ce que vont dire les gens ?” “Tu imagines si ça marche pas ?” “C’est pas un peu ridicule ?”
Maintenant, inversez le miroir. Imaginez que dans votre entourage, tout le monde a une chaîne YouTube. Tous vos amis sont créateurs de contenu. Tous ont osé se lancer. Et vous êtes le seul à ne pas en avoir. Dans ce cas, la réflexion est à l’opposé. Vous ne vous dites plus “Qu’est-ce que les gens vont penser si je lance une chaîne ?” Vous vous dites “Qu’est-ce que je fais ? Pourquoi j’ai toujours pas lancé la mienne ? Je devrais en avoir une.”
Une même personne, un même objectif, un entourage différent, une réflexion complètement opposée.
C’est l’effet miroir inversé. Votre perception de ce qui est possible, normal ou ridicule est entièrement déterminée par les personnes qui vous entourent. Et si ces personnes n’ont jamais fait ce que vous voulez faire, elles vont inconsciemment vous en dissuader.
Je dis inconsciemment parce que la plupart du temps, ce n’est même pas méchant. La personne le fait de façon bienveillante. Elle-même a peur et elle vous parle de ses propres peurs. “Oui, mais tu imagines si tu fais ça, il pourrait se passer ça.” En fait, elle ne parle pas de vous. Elle parle d’elle. De ce qu’elle-même n’oserait jamais faire.
Mais il y a un aspect encore plus profond. La plupart des gens, consciemment ou inconsciemment, veulent que vous restiez à leur niveau. Ils n’aiment pas vous voir aller plus vite qu’eux. Ils n’aiment pas vous voir réussir dans un domaine où eux stagnent. Donc ils vont essayer de vous rabaisser. Pas par méchanceté. Par instinct de préservation. Pour ne pas se sentir inférieurs.
C’est pour ça que j’ai arrêté de consommer les réseaux sociaux. J’y vais pour poster, pour créer du contenu, pour partager sur LinkedIn, Instagram, YouTube. Mais je ne consomme pas. Parce que si je consommais, je serais impacté par les opinions de gens dont je n’ai absolument rien à faire. Et ces opinions, même faibles, plantent des graines de doute dans votre tête.
Et même quand vous êtes bien entouré, quand vos pairs vous tirent vers le haut, il y a un autre piège : faire les choses pour la reconnaissance. Si vous lancez votre business pour impressionner votre entourage, si vous atteignez un objectif pour “faire partie du club” des millionnaires ou des entrepreneurs à succès, vous serez systématiquement déçu.
Pensez à la dernière fois que vous avez accompli quelque chose de difficile. Un diplôme, une perte de poids, un objectif business. Quand vous l’avez atteint, est-ce qu’il y avait une fanfare pour vous féliciter ? Est-ce que les gens étaient là en train de vous applaudir ? Non. Parce que les gens n’en ont rien à faire. Ils pensent à eux et à leur propre vie.
Il y a une phrase qui m’avait marqué sur les gens qui achètent des Ferrari. On pense que les gens qui roulent en Ferrari veulent qu’on les regarde. Mais la réalité, c’est que quand les gens regardent passer une Ferrari, ce qu’ils regardent, c’est pas le conducteur. C’est la voiture. Et même pas vraiment la voiture. C’est une image d’eux-mêmes en train de conduire cette voiture. Les gens sont égoïstes. Ils pensent à eux. Et plus tôt vous comprenez ça, plus tôt vous serez libre.
Les 4 actions pour se libérer du regard des autres et avancer enfin vers vos objectifs
Pour avoir des résultats extrêmes, il faut faire des actions extrêmes. Et faire des actions extrêmes, ça passe par le fait d’être égoïste dans ces actions. C’est un mot connoté négativement, je sais. Mais les personnes qui sont altruistes aujourd’hui, celles qui peuvent se permettre d’aider sans rien attendre en retour, ce sont des personnes qui ont d’abord été égoïstes pendant une période de leur vie. C’est en se sauvant soi-même qu’on peut aider les autres.
Action 1 : identifiez les avis que vous écoutez et filtrez impitoyablement
Faites l’inventaire des personnes dont vous écoutez les avis sur votre vie, votre business, vos projets. Et posez-vous une seule question pour chacune d’elles : est-ce que cette personne a fait ce que je veux faire ? Si la réponse est non, son avis ne vaut rien dans ce domaine. Ce n’est pas irrespectueux. C’est logique. Vous ne demanderiez pas à un boulanger de diagnostiquer votre mal de dos. Alors pourquoi demander à un salarié qui n’a jamais entrepris de vous donner son avis sur votre projet de business ?
Action 2 : changez votre entourage ou ajoutez-y des gens qui font ce que vous voulez faire
Vous êtes la moyenne des 5 personnes que vous fréquentez le plus. C’est un cliché parce que c’est vrai. Si votre entourage est composé uniquement de gens qui n’ont jamais entrepris, votre cerveau normalisera le fait de ne pas entreprendre. Si vous ajoutez à votre entourage des entrepreneurs qui vivent la vie que vous voulez vivre, votre cerveau normalisera le fait de la vivre aussi. Rejoignez des communautés, allez à des événements, trouvez des mentors. Le simple fait d’être dans la même pièce que des gens qui ont réussi change votre perception de ce qui est possible.
Action 3 : faites les choses pour vous, jamais pour la reconnaissance
La prochaine fois que vous atteignez un objectif, observez votre première réaction. Est-ce que vous avez envie de le partager sur les réseaux ? Est-ce que vous voulez que les gens sachent ? Si oui, demandez-vous pourquoi. Moi, je suis très pudique avec mes résultats. Ma famille et mes proches en sont témoins. Je ne cherche pas la reconnaissance des autres quand j’atteins un objectif. Je le fais pour moi. Parce que de toute façon, les gens n’en ont rien à faire. Et le jour où vous comprenez ça vraiment, pas intellectuellement mais viscéralement, vous devenez libre de faire ce que vous voulez sans aucune limite.
Action 4 : posez-vous la question qui débloque tout
Si la vie des autres ne comptait pas. Si le regard des autres n’existait pas. Si vous pouviez faire les choses qui vous font le plus peur sans aucune conséquence sociale. Qu’est-ce que vous feriez ? Jusqu’où vous iriez ? Et quand est-ce que vous commenceriez ?
C’est probablement la réponse à ces questions qui vous permettra enfin d’avancer sur les choses que vous bloquez depuis des années. Et la bonne nouvelle, c’est que dans la réalité, les conséquences sociales que vous imaginez n’existent quasiment pas. Parce que les gens sont trop occupés à penser à eux-mêmes pour penser à vous.
Je parle plus en détail de ce sujet en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy




