On a reçu Augustin Passy dans notre podcast, un coach en personal branding. Et l’histoire de sa venue résume déjà tout le sujet. Il voulait rejoindre ma formation. Je lui ai répondu autre chose : viens plutôt à Maurice, on bosse ensemble, on s’entraide. Quatre jours plus tard il prenait ses billets, une semaine après il était là. C’est de ce séjour qu’est né le travail sur ma propre image de marque.
Le personal branding, ça fait fuir beaucoup de monde, parce qu’on imagine un personnage fabriqué, un faux soi. C’est exactement l’inverse. Et je veux te partager ce que j’en ai compris avec Augustin.
La réputation, tout simplement
Le personal branding, dit simplement, c’est ta réputation. Aujourd’hui, on en fait juste une version digitale. C’est la façon dont les gens te perçoivent, dont tes amis, ta famille, tes clients te voient. Autrement dit : tout le monde a déjà un personal branding, que tu le travailles ou non.
Travailler dessus, ce n’est pas te fabriquer un faux personnage pour devenir quelqu’un d’autre. Comme le dit Augustin, c’est renforcer les traits de ta personnalité avec lesquels tu es déjà à l’aise. Tu ne crées rien de faux. Tu accentues ce qui est déjà vrai, pour que les gens puissent te faire confiance plus vite.
Sa puissance peut transformer une vie. L’exemple ultime, c’est Elon Musk : quasiment aucune publicité, mais un personal branding tellement fort que les gens achètent à travers lui, qu’il influence les cours de la bourse, la crypto, l’attention du monde entier. Ce n’est pas une question de budget ou de moyens. C’est une question d’alignement.
Trouver ton archétype
Le premier vrai travail qu’on a fait ensemble, c’est d’identifier mon archétype. Le concept vient de Carl Jung, qui a défini douze grandes personnalités, douze archétypes, utilisés depuis toujours par les marques de luxe. Chacun a ses forces, ses peurs, ses ennemis, son univers.
Pour te donner une image, James Bond, c’est un mélange d’amoureux et de royauté. Augustin, lui, se définit comme le Magicien, celui pour qui tout est possible, qui provoque la transformation et déteste les sceptiques. L’idée, c’est de trouver le tien, celui qui te correspond vraiment, pour bâtir un message et un univers cohérents autour de qui tu es déjà.
Et il y a un critère que j’ai retenu, parce qu’il va à contre-courant de tout ce qu’on croit. Quand tu choisis un mentor, un coach, ne regarde pas son nombre d’abonnés. Pour Augustin, c’est même le pire critère qui soit, parce que ce n’est pas vérifiable. Ce qui compte, ce sont les résultats réels et le nombre de déclics qu’une personne te provoque. C’est comme un bon livre : sa valeur se mesure au nombre de fois où il te fait dire « ah, je n’avais jamais vu ça comme ça ».
Ta plus grande force est souvent ta plus vieille blessure
Voilà le passage qui m’a le plus marqué, et le plus touché. Parce qu’Augustin, aujourd’hui à l’aise devant des milliers de gens, était un enfant terrorisé à l’idée de se faire remarquer.
Il raconte, sans filtre, qu’à l’école il n’osait même pas lever la main. Qu’un jour, petit, il s’est fait dessus en classe plutôt que de demander à sortir, tellement il refusait d’attirer l’attention. Il était le premier à rentrer chez lui, à ne parler à personne. Et ce sont les réseaux sociaux qui l’ont débloqué, petit à petit, jusqu’à ce déclic : les gens n’en ont rien à faire de toi, tu n’es pas le centre du monde, donc tu peux oser.
Ce qui est beau, c’est qu’il a fait de cette ancienne peur son fond de commerce. Et il en tire un principe que je trouve puissant : avoir un personal branding, c’est trouver cette chose qui te dérange, ce problème que tu as vécu, cette douleur que tu as surmontée. C’est là qu’est le cœur de ton image de marque. Pas dans une posture, dans une transformation réelle. Moi aussi j’étais plutôt introverti au lycée, et je me reconnais dans cette idée que ce qu’on montre de plus fort, c’est souvent ce qu’on a d’abord dû dépasser.
Alors non, le personal branding n’est pas obligatoire. Mais si tu es comparé à des concurrents, ça change tout. Et surtout, ça ne demande pas de gros moyens : Augustin a démarré avec une caméra à 70€. Ce qu’il faut, ce n’est pas du matériel, c’est le courage de renforcer qui tu es vraiment, blessures comprises.
Alors dis-moi en commentaire, ça m’intéresse vraiment : quel serait ton archétype selon toi, le rebelle, le magicien, le héros, le sage ? Et quelle est cette « chose qui te dérange », cette peur ou cette blessure qui pourrait justement devenir ta plus grande force ? Ose la partager.
J’ai reçu Augustin en entier dans un épisode, et il détaille tout ça bien mieux que ce résumé, avec son histoire complète. Si tu veux l’écouter, tu le retrouves ici :
- Rémy




