L’autre jour, je marchais dans ma résidence avec un voisin. On parlait business en ligne, de ce qui allait marcher dans les prochaines années. Et il m’a demandé : « Toi, qu’est-ce que tu vois venir ? »
Je lui ai donné ma théorie. Le SaaS en 2026, c’est exactement le dropshipping de 2016.
Je sais ce que tu penses. C’est ce que me disent tous ceux qui font déjà du SaaS : « Rémy, tu es à l’ouest. Les SaaS, c’était en 2020. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus compliqué. »
Je ne crois pas. Et je vais t’expliquer pourquoi, parce que ce moment, je l’ai déjà vécu une fois.
J’ai déjà vu cette fenêtre s’ouvrir
À la base, je créais des sites internet, que je vendais sur LinkedIn. Puis, fin 2016, début 2017, je suis passé au e-commerce, et principalement au dropshipping.
Le principe : tu achètes un produit en Chine, tu le revends sur internet, et le fournisseur livre directement ton client. Tu n’es que l’intermédiaire.
Le modèle existait un peu aux États-Unis. En France, c’est Sébastien Cerise qui l’a démocratisé. Il a formé des gens, qui en ont formé d’autres, et c’est devenu viral.
Mais en 2016, 2017, le commun des mortels ne savait même pas que ça existait. Et quand tu es au début d’une opportunité, il y a beaucoup d’argent à faire. Le marché est énorme, la concurrence quasi inexistante. Tout est plus simple.
Le momentum, ce que tous ceux qui réussissent ont en commun
Regarde les personnes qui ont le plus de succès au monde. Elles sont toutes d’accord sur un point : le moment dans lequel tu te trouves est essentiel.
Amazon ne serait pas devenue Amazon si Jeff Bezos n’avait pas été là au bon moment. C’est vrai pour Google. C’est vrai pour toutes les boîtes.
En 2016, c’était le momentum du e-commerce. Aujourd’hui, je vois une opportunité encore plus grande dans le SaaS.
Les sceptiques disaient la même chose en 2017
Les gars qui te disent que le SaaS, c’est fini, ce sont les mêmes qui disaient en 2017 que le drop était fini. Regarde : on en fait encore.
En 2017, moi aussi, je pensais qu’on touchait à la fin. Un média avait fait un article sur le dropshipping, et je me suis dit : « Ça y est, tout le monde est au courant. »
En réalité, personne n’était au courant. Même en 2026, il y a des gens qui ne savent pas ce qu’est le dropshipping.
Quand tu es dans un domaine, tu vis dans une bulle. Et les réseaux sociaux renforcent cette bulle.
Si tu lis ce genre d’article, tu fais probablement déjà partie du 1 % des gens qui utilisent l’IA. Dans le monde, je crois qu’à peine 18 % de la population l’utilise au quotidien. Et parmi eux, peut-être 2 % ont un abonnement payant, c’est-à-dire qu’ils s’en servent sérieusement pour leur business.
Ceux qui utilisent l’IA sont encore l’extrême minorité. Pourtant, quand tu l’utilises, tu as l’impression que tout le monde le fait.
La stratégie du produit gagnant, version logiciel
En dropshipping, on ne réinventait pas la roue. On n’appelait pas un fournisseur en Chine pour lui dire : « J’ai une idée révolutionnaire, fabrique-moi ce produit. »
On allait sur Alibaba, sur AliExpress. On classait par nombre de ventes, par demande. Et on revendait le même produit. Une paire de lunettes qui cartonne, tout le monde la veut ? Tu la prends et tu la vends à ton tour. C’est ce qu’on appelait un produit gagnant.
Je vois exactement la même stratégie pour le SaaS en 2026.
Tu prends un SaaS qui marche déjà. À toi de le trouver. Et tu le copies, entre guillemets : tu le refais à ta sauce, tu trouves ce qui fonctionne pour toi, tu ajustes l’angle marketing.
Non, tu ne vas pas créer le prochain Google ou le prochain Salesforce. Tu ne vas pas monter la prochaine boîte à 100 millions. Peu importe, ce n’est pas le sujet. On parle d’un business que tu peux lancer, qui a des clients, et que tu peux même revendre ensuite.
À mon avis, cette opportunité est là pour trois à cinq ans.
Pourquoi c’est possible maintenant, et pas il y a six ans
Un SaaS, c’est un « software as a service ». Un logiciel qui devient ton service.
Un exemple. Au lieu de proposer un service de rédaction d’articles de blog, tu crées un logiciel qui rédige les articles à ta place. Tu remplaces un service manuel par un logiciel qui le fait automatiquement.
Il y a cinq ou six ans, développer une application, c’était compliqué. Il fallait des développeurs très chers, une équipe, beaucoup d’argent. Et surtout beaucoup de temps.
Aujourd’hui, avec l’IA, Claude, ChatGPT, n’importe qui peut créer un SaaS. Sans développeur. Sans argent. Avec quelques heures de travail et de la bonne volonté. Seul, en totale autonomie.
Ce qui fait vendre, ce n’est pas le produit
En 2016, tout le monde vendait, entre guillemets, le même produit. Et pourtant, plein de gens en vivaient bien. Ce qui faisait la différence ? Le marketing.
C’est pareil pour les formations. Des formateurs en perte de poids, en business ou en guitare, il y en a des milliers. Ils promettent tous à peu près le même résultat. Tu en choisis un pour ses valeurs, sa promesse, son style. Pour le marketing autour.
Et c’est exactement pareil pour les logiciels.
J’utilise une application qui s’appelle Yazio pour compter mes calories. Je rentre mes repas, et je sais combien j’ai mangé chaque jour. Mais il y a MyFitnessPal, qui fait exactement la même chose. Il y a Cal AI. Tape « Yazio » sur l’App Store : tu verras des dizaines de concurrents.
Ils font tous la même chose. On choisit l’un plutôt que l’autre pour l’offre, et pour tout ce qu’il y a autour.
Le vrai nerf de la guerre : trouver des clients
Pour moi, le marketing, c’est simple : un moyen de trouver des clients. Un moyen d’avoir du trafic.
Faire le produit, ce n’est pas si compliqué que ça, je te l’assure. Ce qui est difficile, c’est de trouver des clients prêts à payer, et de faire progresser ton SaaS.
Tu prospectes ? Tu fais de la pub, mais en restant rentable ? Tu crées du contenu, mais encore faut-il que tes vidéos soient vues ? C’est ça, l’acquisition.
Et quand tu es bon là-dedans, tu peux développer n’importe quel business. Ça fait plus de dix ans que je fais du marketing. Je sais que, peu importe le modèle, je peux amener du trafic et être rentable.
L’e-commerce, sans les galères de l’e-commerce
Le SaaS a deux atouts énormes : il peut créer du revenu récurrent, et il peut se revendre.
Et il y en a un troisième. La langue, on s’en fiche. Prends une application de perte de poids : ce n’est que du texte. Tu le traduis, et ton utilisateur peut être allemand, français, américain ou espagnol. Les fonctionnalités restent les mêmes. Tu as un marché international, comme en e-commerce.
Sauf que l’e-commerce, c’était les réglementations, la douane, les frais de port, les délais de livraison, différents selon chaque pays.
Un SaaS, c’est l’e-commerce sans frontières. Sans livraison. Sans le coût du produit.
Ce que je retiens de tout ça
1. Ne réinvente pas la roue. Cherche ce qui marche déjà, puis refais-le à ta sauce. C’était vrai pour les produits en 2016, c’est vrai pour les logiciels aujourd’hui.
2. Méfie-toi de ta bulle. Ce qui te semble connu de tous ne l’est presque jamais. Moi-même, je m’y suis trompé en 2017.
3. Mise sur ta capacité à trouver des clients. Le produit, l’IA t’aide à le construire. Les clients, personne ne te les apportera.
Je sais que plus tu es avancé dans le monde du SaaS, plus tu seras sceptique. Mais tu verras.
Pas besoin d’être le meilleur développeur, ni d’avoir l’idée du siècle. Il faut juste être un bon marketeur.
Je parle plus en détail de ce sujet en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy




