« Oui, mais tu sais, il y a un tel qui m’a dit que ce serait très facile de faire ci, de faire ça. »
Cette phrase, on l’entend parfois au téléphone. Et c’est de ces appels qu’est née l’idée de cet article.
Dans mon business, on aide des gens à développer leur activité en ligne. Le plus souvent, ce sont des personnes qui veulent créer une formation. On accompagne aussi des agences et des consultants qui font du B2B. Résultat : des centaines de personnes nous appellent tous les mois.
On voit donc passer tous les profils. Et il y en a un qui revient : celui qui est dans le déni.
10 000 euros par mois, ce n’est pas la norme
Sur internet, gagner 10 000 euros par mois est devenu presque banal. Tu as sûrement vu passer des centaines de vidéos sur le sujet.
Pourtant, ça reste une très, très grande exception.
Le revenu moyen en France tourne autour de 2 000 et quelques euros par mois. Je crois que c’est autour de 2 200. Alors 10 000 euros par mois, c’est une vraie somme. Ça demande des efforts. Ça demande de vrais sacrifices.
Et beaucoup de gens sont dans le déni par rapport à ce que ça demande. Je vois deux dénis en particulier.
Pourquoi certains arrivent déjà dans le déni
Petite parenthèse avant d’entrer dans le vif du sujet. Je fais de la publicité sur YouTube et sur Meta. Et les profils qui arrivent de ces deux endroits n’ont rien à voir.
Ceux qui viennent de YouTube (ou des podcasts audio) sont beaucoup plus posés. Beaucoup moins dans la comparaison. C’est d’ailleurs pour ça que je crée du contenu original sur YouTube.
Ceux qui viennent de Meta sont souvent vraiment « matrixés ». Ma théorie : ils scrollent toute la journée, ils voient « 10 000 pubs à la seconde », et quand ils cliquent sur la mienne, je ne suis qu’un post parmi tant d’autres.
C’est chez eux que je retrouve le plus ce déni total.
Déni n°1 : croire qu’on peut exiger sans avoir rien fait
Quand un marché mûrit, les attentes mûrissent aussi. Les exigences, même.
Le business en ligne est aujourd’hui un marché relativement mûr. Il y a plein d’acteurs. Les gens connaissent les différentes solutions. Et ils commencent à exiger tout un tas de conditions avant de travailler avec quelqu’un.
C’est là le premier déni.
Quand tu n’as pas encore de résultat, tu ne peux rien exiger.
Si tu exiges dès le départ, je vais te dire ce qui va se passer : tu ne feras jamais rien.
Exiger quelque chose alors qu’on n’a encore rien fait dans un domaine, c’est un vrai problème d’ego. Ça veut dire que tu penses mériter des choses que tu n’as pas encore construites.
La bonne posture est beaucoup plus simple. Si tu n’as jamais rien fait dans un domaine, tu es un élève.
Et l’élève ne dit pas au professeur ce qu’il doit faire. Il ne lui pose pas de conditions. L’élève se tait et il applique.
Ce que mon coach de padel m’apprend sur le business
Je ne te dis pas ça de haut. Je le fais moi-même, chaque fois que j’apprends quelque chose.
En ce moment, je me forme énormément sur deux sujets : le développement de logiciels avec l’intelligence artificielle, et le padel.
J’ai un coach de padel. Quand il me dit de faire un truc, je le fais. J’essaye, en tout cas. Mais je ne négocie pas. Je n’exige rien.
Et s’il me dit : « Rémy, tu as mal fait ton coup », je ne vais pas lui répondre « Non, tu sais, en fait… ».
J’ai mal fait. Je refais. Point.
C’est lui qui a raison. Sinon, je ne progresserais jamais.
C’est comme ça que j’ai toujours agi, dans mon business comme dans un sport que j’apprends. La bonne démarche, pour moi, c’est de faire confiance à la bonne personne, d’écouter ce qu’elle a à te dire, et de ne rien négocier.
Déni n°2 : croire que c’est facile
Le deuxième déni est encore plus répandu. C’est celui de la facilité.
Réussir dans un domaine, n’importe lequel, c’est difficile. C’est l’exception. De manière générale, la réussite dans un domaine, c’est 1 %.
Tu as sûrement déjà croisé ces deux types de personnes.
D’un côté, ceux qui sont bons partout. La santé, une bonne situation familiale, de l’argent, des sports où ils excellent. Peu importe ce qu’ils font, ils sont bons dedans.
De l’autre, ceux qui ont l’impression de galérer dans tout. Les sports, le business, la carrière.
Pourquoi cet écart ?
Parce que réussir dans un domaine, c’est d’abord une mentalité. Celle qui comprend que tout est difficile. Que seul 1 % des gens ont des résultats. Et que pour faire partie de ce 1 %, il faut trois choses : des efforts, de la complexité et du temps.
Si tu ne comprends pas ça, tu es dans le déni total.
Ceux qui te disent que c’est facile te mentent
Ça veut dire quoi, concrètement ?
Quand quelqu’un vient te voir, ou quand tu vois une pub qui te fait croire que c’est facile, ne sois pas naïf.
Tout est difficile. Un sport, un business, une relation de couple, l’éducation de tes enfants. Tout.
Et je suis le premier à le dire, alors que c’est justement ce que je vends. Réussir un business demande beaucoup d’efforts. J’en suis la preuve : j’ai mis tellement d’énergie dans le mien pour qu’il fonctionne.
Oui, c’est plus facile avec une stratégie plutôt qu’une autre. Mais ça reste complexe.
Alors à la personne au téléphone qui me répète que quelqu’un lui a promis que ce serait facile, je n’ai pas grand-chose à répondre. Vas-y, essaye. Tu verras. Tu vas te rendre compte que tu as perdu du temps, de l’argent, et que c’était plus compliqué que ce que tu pensais.
Et si tu l’as cru, tu ne pourras t’en vouloir qu’à toi.
Le tableau que presque tout le monde remplit à l’envers
Voici l’erreur que je vois le plus.
La plupart des gens font un tableau dans leur tête. Pour eux, la question importante n’est pas « qu’est-ce qui marche ? ». C’est « qu’est-ce qui est le plus difficile à faire ? ». Et ils concluent : « Je prends le plus simple, et on verra. »
Pour moi, c’est une ineptie.
Le bon raisonnement, c’est l’inverse. Identifier ce qui fonctionne le mieux, et le faire, même si c’est compliqué. Même si c’est dur, long, que ça demande du temps et de l’argent.
Je veux réussir, je fais ce qui marche. Je ne choisis pas ce que je fais en fonction de la complexité.
Et bonne nouvelle : bien souvent, les choses les plus efficaces ne sont pas les plus complexes.
Ce que je retiens de ces deux dénis
1. Sans résultat, tu es un élève. Choisis la bonne personne, écoute-la, applique sans négocier.
2. Arrête de chercher la facilité. Elle n’existe pas. Plus tôt tu acceptes que réussir est complexe, plus tôt tu vas chercher à être bon, plutôt que de chercher le moyen le plus rapide et qui demande le moins d’efforts.
3. Mise sur l’état d’esprit. Tout demande de la patience et de la discipline, sans exception. Business, sport, alimentation : les principes restent les mêmes.
Le plus facile n’existe pas. Ce qui marche, si.
Je parle plus en détail de ce sujet en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy




