J’ai passé des années à observer les personnes qui avaient le plus de succès autour de moi. J’ai beaucoup lu, j’ai changé ma propre façon de faire sur plein d’aspects. Et je suis arrivé à une conclusion : ces gens-là pensent différemment. Ils réfléchissent différemment, ils font les choses différemment.
Ce n’est pas une question de stratégie ou de technique. C’est plus profond. Trois principes mentaux reviennent tout le temps chez eux, et je crois sincèrement que presque tout découle de ces trois choses. Je te les partage, avec mon propre vécu.
1. Il n’y a pas de réalité, seulement des interprétations
Le premier principe est déroutant au début : il n’existe pas de réalité unique et objective. La réalité, c’est une question de point de vue. Deux personnes vivent la même situation et la perçoivent complètement différemment. Il y a autant de réalités que d’êtres humains.
Il y a une image que j’aime bien pour illustrer ça : certains y voient des carrés, d’autres des cercles. Est-ce que ça change la réalité ? Non. Les deux formes sont là. Simplement, chacun ne perçoit qu’une partie de ce qui existe, selon ce qu’il a vécu. Ta réalité n’est pas la réalité. C’est l’interprétation que tu en fais.
Et ça, c’est une arme incroyable. Parce que si ta perception n’est qu’une interprétation, alors tu peux choisir celle qui te sert. Quelqu’un de déprimé qui se répète qu’il est nul et qu’il ne mérite pas de réussir se met dans les conditions de reculer de dix pas. À l’inverse, décider de croire que c’est possible, que tu peux le faire, te met dans les conditions de le faire. Les gens à succès l’ont compris : ils choisissent consciemment le scénario auquel ils croient. Et pour les décisions importantes, ils ne se fient pas qu’à leur seul regard, ils croisent plusieurs points de vue pour s’approcher d’une réalité « moyenne », plus juste.
2. L’effet cumulé, et la patience que personne n’a
Le deuxième principe, c’est que tout grand succès vient de micro-actions répétées, régulières, persévérantes. Mises bout à bout, ces petites actions créent un effet cumulé. Le problème ? La plupart des gens abandonnent avant que cet effet ait eu le temps de se déclencher.
Ce qui est pervers, c’est qu’à court terme, ça ne fait aucune différence. Fumer une cigarette par jour pendant un an ne se voit pas. Fais-le pendant 30 ans, et là tu verras la différence. L’effet cumulé donne raison à celui qui a de mauvaises habitudes et tort à celui qui se discipline, parce que sur le moment, le discipliné n’a aucun résultat visible. C’est le vrai fardeau : faire la bonne chose tous les jours sans rien récolter avant longtemps.
Je vais te confier un truc très concret. Sur ma chaîne YouTube secondaire, au moment où je tourne ces épisodes, j’ai 8 abonnés. Huit. Et pourtant, j’ai la certitude absolue que si je continue de poster régulièrement, un jour j’en aurai 100, puis 1000, puis 10 000. Aucun doute là-dessus, parce que tout ce que j’ai réussi dans ma vie a découlé de ça. Ce sera long, ce ne sera pas facile, mais ça marchera. La plupart des gens n’y arrivent pas pour deux raisons : ils n’ont pas compris l’effet cumulé, et ils n’ont pas la persévérance de tenir jusqu’à ce qu’il se mette en place. C’est valable pour une chaîne, pour une amitié qui devient fraternelle au fil des années, pour le business, pour tout. Positif comme négatif.
3. Maîtriser son inconscient, ou le subir
Troisième principe. Tout ce que tu ne fais pas consciemment, tu le fais inconsciemment. C’est binaire : soit tu es conscient de ce que tu fais, soit tu ne l’es pas. Il n’y a pas d’entre-deux.
L’exemple le plus parlant, ce sont les réseaux sociaux. Combien de fois tu t’es retrouvé à scroller sans même t’en rendre compte, et à réaliser une heure plus tard que tu venais de perdre une heure ? C’est inconscient, parce que l’habitude est tellement ancrée que tu n’y penses même plus. Et le pire, c’est que ce que tu consommes façonne ton inconscient : chaque vidéo t’envoie des signaux sur ce qu’est le succès, l’effort à fournir, la vie que tu « devrais » vouloir. Petit à petit, tu cours après un idéal que les réseaux ont créé pour toi, mais qui n’est peut-être pas le tien.
La bonne nouvelle, c’est qu’on peut reprogrammer son inconscient par l’habitude. N’importe quelle action, pensée ou réflexe automatique peut être remplacé consciemment. La méthode que j’utilise est simple : tu choisis une habitude, tu la fais chaque matin, tu la traques, et au bout de 30 à 90 jours, elle devient automatique. Prends l’eau : tu décides de boire un litre chaque matin, tu coches la case, et après trois mois tu le fais sans y penser. Tu viens d’installer une bonne habitude dans ton inconscient. Ça marche pour une compétence, une langue, la santé, un business.
Et c’est là que tout se rejoint. Si tu maîtrises ton inconscient, tu maîtrises ta vie. Si tu ne le maîtrises pas, c’est lui qui dirige ta vie à ta place. Choisir sa réalité, tenir dans la durée grâce à l’effet cumulé, reprendre le contrôle de ses automatismes : voilà d’où découle, selon moi, la vraie différence entre ceux qui réussissent et les autres.
Alors dis-moi en commentaire, je veux ton avis : lequel de ces trois principes te parle le plus, et lequel te manque le plus aujourd’hui ? Et tu as une habitude que tu aimerais installer dans ton inconscient dès demain matin ? Écris-la, ça t’engagera un peu.
Je développe chacun de ces points dans un épisode complet. Si tu veux la version longue, tu la retrouves ici :
- Rémy




