J’ai longtemps été le premier à ne pas avoir le moindre équilibre dans ma vie. Toute mon énergie, tout mon temps, toute mon attention allaient uniquement au business. Et j’ai fini par comprendre que ce n’est ni sain, ni efficace, ni tenable sur le long terme.
Ce que j’ai découvert, c’est qu’il y a quatre piliers dont j’ai besoin pour être vraiment bien, et qu’il faut viser à peu près un quart de son énergie sur chacun. Le business, le sport ou la passion, la santé, et le relationnel. Pendant des années, j’étais à 90% sur le seul business. Aujourd’hui, je sais que ces quatre piliers se soutiennent les uns les autres. Voilà pourquoi.
Le business, mais pas que pour l’argent
Le premier pilier, c’est le travail. Je pense sincèrement qu’on est fait pour bosser. Je ne pourrais pas ne rien faire de mes journées, ne pas avoir de projet. Un humain qui ne travaille pas, c’est un humain qui déprime.
Mais avoir un business, ce n’est pas que gagner de l’argent. L’argent est la récompense, le critère de succès, donc oui, si tu n’en gagnes pas, c’est que quelque part ça n’a pas fonctionné. Seulement, au fond, on le fait pour prendre sa place sur un marché, pour aider ses clients mieux que les concurrents, pour se sentir utile, et pour être fier de ce qu’on a construit quand on en parle.
Le piège, c’est de croire qu’en mettant 90% de soi dans le business, on aura plus de résultats. C’est faux. Vrai à court terme, peut-être. Faux à long terme. Et c’est tout le problème : le court terme est visible, mesurable, alors que le long terme, on ne le voit pas. Donc on se trompe de jauge.
Le sport et la santé, pour tenir debout
Le deuxième pilier, c’est le sport ou une passion. Pour moi, c’est le paddle. Et pour la première fois cette année, je me suis fixé des objectifs qui n’ont rien à voir avec le business : des objectifs de performance sportive.
Pourquoi c’est si important ? Parce que c’est le seul moment de ma vie où je ne pense plus du tout au business. Quand je suis en match, il faut juste que je gagne le point. Ça, c’est une déconnexion totale, impossible à obtenir autrement. Et il y a plus subtil : plus tu n’as qu’un seul domaine dans ta vie, plus ton identité entière se joue sur ta performance dans ce domaine. Si le business est ton unique terrain d’évaluation et qu’il va mal, tu te juges très sévèrement, tu te flagelles. Avec un deuxième terrain, tu as deux perspectives pour mesurer ta valeur. Ça change tout.
Le troisième pilier, c’est la santé, physique et mentale. Je ne vais pas te faire la leçon, le problème des choses évidentes, c’est qu’elles sont tellement évidentes qu’on ne les applique pas. Mange pas de la merde, dors bien, voilà. Mais je veux insister sur un point : la santé physique et la santé mentale sont liées. Si tu es épuisé physiquement, ton moral suivra, et un cercle vicieux s’installe. J’ai d’ailleurs changé une croyance : avant, je pensais que plus j’étais stressé, mieux je travaillais. Aujourd’hui, j’essaie de stresser mon corps et mon esprit le moins possible. Quand je me lève et que je sens que c’est poussif, je me repose, au lieu de retarder l’inévitable.
Le relationnel, et le cercle vertueux
Le quatrième pilier, c’est le social, les amis, la famille, le temps passé avec les gens. Avant, j’étais tellement focus que je ne voyais plus personne. Une soirée au restaurant, c’était une dette pour le lendemain, du temps volé au business.
Aujourd’hui, j’essaie d’y consacrer un vrai quart. Il y a deux jours, j’ai passé tout un après-midi à un tournoi de paddle avec mes potes. On s’est fait éclater, d’ailleurs. Mais c’était top. Et il y a quelques années, j’aurais regretté cette journée en me disant « je n’ai pas avancé sur mon business ». Plus maintenant. Parce que c’est précisément cette journée qui me donne l’énergie, le lendemain matin, d’enregistrer ce podcast et d’avancer. C’est ça, le cercle vertueux des quatre piliers.
Et c’est là qu’est le paradoxe que je veux vraiment que tu retiennes : en ne mettant qu’un quart de mon énergie dans le business, je suis tellement plus productif sur ce quart que je fais finalement plus, avec moins de temps. Parce qu’un business sans vie sociale, sans santé, sans passion, ça n’a aucun sens : tu fais du business à la base pour pouvoir vivre tout ça. Ne crois pas au mythe des phases, bosser comme un fou d’abord, profiter ensuite. La meilleure vie, c’est l’équilibre tout du long. Parce que même quand tu profiteras, si tu n’as que ça, tu t’ennuieras.
Alors dis-moi en commentaire, honnêtement : tes quatre piliers, ils sont à combien, chacun, en ce moment ? Lequel est en souffrance ? Et qu’est-ce que tu pourrais rééquilibrer dès cette semaine ? Ça m’intéresse vraiment d’avoir ton avis.
Je développe chacun de ces piliers dans un épisode complet. Si ce genre de sujet te parle, tu le retrouves ici :
- Rémy



