Je n’ai pas honte de dire que je gagne bien ma vie. J’en suis même fier. Et s’il y a une chose qui me rend encore plus fier, c’est d’aider d’autres personnes à le devenir aussi.
Alors je vais te donner 6 conseils brutalement honnêtes. Ceux que j’aurais adoré entendre quand j’ai démarré. Certains vont te déranger. C’est le but.
1. N’essaie pas de contourner ce qui doit être fait
On regarde des histoires de réussite pour trouver le chemin. Mais on ne voit jamais les efforts, les sacrifices. Alors instinctivement, on cherche un raccourci pour éviter la partie inconfortable.
C’est l’erreur fondatrice.
Pour créer une entreprise, rien n’est plus efficace que d’appeler tes clients un par un pour savoir ce qu’ils veulent. Pour un business en ligne, appeler toi-même chaque prospect. Très peu de gens le feront, parce que c’est dérangeant, parce que ça sort de la zone de confort. Combien de mois perds-tu à chercher une alternative pour vendre sans jamais décrocher ton téléphone, alors que tu pourrais avoir ton premier client dès ce soir ?
Voici une règle que j’applique partout : si tu as peur de faire quelque chose, c’est que tes concurrents en ont peur aussi. Donc c’est probablement exactement la bonne chose à faire. Ne contourne pas ce qui doit être fait. Même si c’est dur. Même si ça fait peur.
2. Vise à impacter un million de personnes, pas à gagner un million d’euros
C’est le changement de perspective le plus puissant que je connaisse.
Ne te focalise pas sur « gagner un million ». Focalise-toi sur « impacter un million de personnes ». Tout de suite, ça devient concret. Tu veux 100 000€ ? Impacte 100 000 personnes. Tu veux 10 000€ ? Impacte-en 10 000.
Parce que l’argent vient des autres. Un billet que tu reçois appartenait à quelqu’un avant. Gagner de l’argent, c’est un transfert : des gens te donnent de la valeur en échange de la valeur que tu leur apportes. Donc si tu n’impactes pas assez de monde, tu ne gagnes pas assez d’argent. Plus de contenu, plus de publicité, plus de gens qui te connaissent. Concentre-toi sur la valeur et le nombre de personnes que tu aides, et le million devient une conséquence.
3. Mise sur la persévérance, pas sur la motivation
La motivation, c’est se lever plein d’énergie. La persévérance, c’est se lever sans énergie, sans envie, et avancer quand même.
Une personne motivée s’arrête les mauvais jours, quand elle est fatiguée ou de mauvaise humeur. Une personne persévérante avance quoi qu’il arrive, tous les jours. Et la vraie motivation, celle qui dure, vient du fait de réussir, pas l’inverse.
Alors ne cherche pas à être passionné dès le départ. Vivre de sa passion, c’est l’aboutissement de ceux qui ont d’abord fait, pendant longtemps, le travail qu’ils n’aimaient pas. Un patron a le luxe de choisir ce qu’il aime parce qu’il a mérité cette liberté par des années d’efforts. Cherche à être efficace et performant d’abord. La passion sera ta récompense, plus tard.
4. Do or die : à fond, ou pas du tout
C’est une valeur fondamentale dans mon entreprise. Soit tu fais quelque chose à 1000% de tes capacités, soit n’essaie même pas.
On vit dans un monde de tentations, y compris en business : mille modèles, mille opportunités nouvelles chaque année. Le problème, c’est qu’expérimenter « un peu », sans y aller à fond, ne donne jamais de résultat. Je préfère ne rien faire plutôt que faire les choses à moitié.
Quand j’ai voulu apprendre l’anglais, je ne me suis pas dit « je vais essayer pour voir ». Une heure par jour, tous les jours, pendant un an, deux ans, jusqu’à l’objectif. Quand j’ai lancé mon business : soit ça marche, soit je meurs, entre guillemets. Comment rater un objectif quand on s’y implique vraiment à 100% ? Si tu n’as pas réussi, ce n’est pas un manque de talent. C’est que tu étais à 70 ou 80% de tes capacités.
5. Si tu as peur de perdre, tu perdras
La peur est un excellent indicateur. Elle te montre précisément les choses qui te feraient passer à l’étape supérieure.
Tu as peur de passer en vidéo ? C’est peut-être exactement ce que tu dois faire. Tu as peur de parler sur scène ? Pareil. La peur pointe le domaine où tu dois grandir. Le problème, c’est que quand on a peur, on n’essaie même pas, ce qui garantit l’échec.
La plupart des gens qui échouent, dans le business comme ailleurs, ont peur d’échouer avant même d’avoir essayé. La peur est comme un voile : devant, tu ne sais pas ce qu’il y a derrière, alors tu imagines le pire. Une fois passé à travers, tu réalises que ce n’était ni si incroyable, ni si effrayant. Les gens qui réussissent le plus ne sont pas ceux qui n’ont pas peur. Ce sont ceux qui ont peur, et qui y vont quand même.
6. Ne sois pas « un gros » (le point le plus important)
Un « gros », c’est quelqu’un qui veut prendre, prendre, prendre, sans jamais donner. Qui exige ton temps, négocie tout, demande une énergie folle sans rien rendre. Tu lui tends la main, il prend le bras.
Ces gens pensent que le business est un ring de boxe, une guerre permanente. Et ce que j’ai découvert, c’est exactement l’inverse : c’est en donnant, donnant, donnant, sans rien attendre en retour, qu’on devient paradoxalement riche.
Ceux qui pensent qu’ils « méritent » quelque chose en échange de ce qu’ils ont donné se placent déjà dans la mauvaise perspective. Pour devenir riche, il faut être aimé : de tes clients, de ton entourage, de tes partenaires. Et la seule façon d’être aimé, c’est d’être différent. La seule façon d’être différent, c’est de donner sans attendre.
Quand des gens viennent me voir à Maurice, je les invite, je paie, je passe du temps, sans rien attendre. Ça me fait plaisir. S’il y a un retour un jour, tant mieux. Sinon, je m’en fous, ce n’est pas la priorité.
C’est paradoxal : on croit qu’en donnant plus, on garde moins. C’est faux. Ceux qui donnent le plus sont les plus aimés. Et les plus aimés sont ceux qui deviennent les plus riches.
Alors dis-moi, sans te mentir : lequel de ces 6 conseils te dérange le plus ? Parce que celui qui pique, c’est souvent celui dont tu as le plus besoin. Réponds en commentaire.
Je développe ces 6 conseils dans une vidéo. Si tu veux les entendre en entier, tu la retrouves ici :
- Rémy




