Je vais te dire une chose qui va peut-être faire débat, mais que je pense sincèrement : la plupart des gens sont lâches. Pas tout le monde, bien sûr, mais la majorité. Et ce n’est pas un jugement moral, tu vas comprendre. C’est un constat que tu finiras forcément par faire, parce que plus tu auras d’ambition, plus tu rencontreras de monde. C’est obligatoire.
Le problème, c’est qu’au début, on vit cette lâcheté sans la reconnaître. On pense que c’est nous le problème, qu’on a mal fait, qu’on a été maladroit. Alors que non : c’est souvent la personne en face qui est lâche. Et comprendre ça change tout. Voici où tu vas la rencontrer.
Au téléphone, et derrière les écrans
Je vends des formations, et comme beaucoup de gens que j’accompagne, je passe des appels de vente. Et combien de fois j’ai vu ça : une personne te dit droit dans les yeux à quel point elle souffre, à quel point il faut que sa situation change, qu’elle est prête à tout faire pour réussir. Tu ressens de l’empathie, tu as vraiment envie de l’aider. Vous planifiez un deuxième rendez-vous. Et là, plus rien. Plus jamais de nouvelles.
Les gens te diront une chose et feront l’inverse. Ils changeront de comportement dès qu’ils rencontreront une difficulté, et pour protéger leur ego, ils remettront la faute sur toi.
Tu le verras aussi dès que tu commenceras à poster du contenu. Les critiques viennent presque toujours de gens derrière leur écran, masqués par un pseudo qui n’est pas leur vrai nom, un avatar qui n’est pas leur vraie photo. C’est facile de critiquer caché. C’est une forme de lâcheté. Et j’ai vu tellement de personnes se faire détruire par ça, se remettre en question, douter de leur identité, et finalement arrêter ce qu’elles entreprenaient, alors que le problème n’était pas elles.
Pourquoi les gens sont lâches
Il y a deux raisons principales. La première, c’est la dopamine. C’est prouvé : se poser avec un carnet pour fixer ses objectifs libère de la dopamine, l’hormone du plaisir. On se sent fort, invincible, on a l’impression qu’on va y arriver rien qu’en le disant. Le problème, c’est que pour beaucoup, cette dose de dopamine leur suffit. Quand vient le moment de l’effort réel, ils abandonnent, et ils attendront l’année suivante pour refixer les mêmes objectifs et retrouver cette petite dose. Alors ne sois pas surpris quand les gens te disent « je vais faire ci, je vais faire ça » : sur le moment ils y croient. Ils ne le feront pas, et ne l’avoueront jamais.
La deuxième raison, c’est que le succès dérange. Quand tu incarnes un objectif que quelqu’un désire sans l’avoir atteint, ça crée de la frustration. Et pour l’accepter, il faudrait qu’il mette son ego de côté, qu’il reconnaisse qu’il n’est pas là où il voudrait être. Très peu de gens en sont capables. C’est tellement plus simple de critiquer et de te désigner comme fautif que de se remettre soi-même en question. L’ego, c’est ce qu’il y a de plus difficile à dompter, chez tout le monde.
La seule bonne réponse
Face à ça, ton comportement va changer, dans un sens ou dans l’autre. Soit tu le prends personnellement, et ça te bride, ça te freine, ça devient trop dur émotionnellement de l’encaisser. Soit tu deviens plus solide, plus pragmatique, antifragile. Tu te crées une carapace.
Moi, j’ai mis dix ou douze ans à y arriver. Au début, j’arrivais dans le business la fleur au fusil, persuadé que les gens avaient des principes, des valeurs, qu’ils n’avaient qu’une parole. Aujourd’hui, je sais que les gens sont lâches, et je ne l’attends plus. Mieux : je l’anticipe. Quand quelqu’un me dit A, je prévois qu’il fera B. C’est pour ça que je recommande à tous mes clients de faire des contrats béton, de tout prévoir de A à Z, parce que n’importe qui peut retourner sa veste et te dire que c’est toi le problème alors qu’il avait affirmé l’inverse.
Et pour finir, une nuance essentielle : ce n’est pas de leur faute. Je pense que les gens sont lâches inconsciemment, parce que leur ego est plus fort que leur logique. Ils se protègent d’eux-mêmes, parce qu’accepter leur propre faiblesse les détruirait. Alors il faut que chacun se protège. Ne rien attendre de personne, ce n’est pas de la rancœur. C’est de la paix.
Alors dis-moi en commentaire, et sois honnête : tu as déjà vécu ça, quelqu’un qui t’a dit une chose et fait l’inverse, et tu as cru que c’était de ta faute ? Et toi, tu es plutôt du genre à le prendre personnellement, ou tu as réussi à te forger cette carapace ? Raconte-moi.
Je développe tout ça dans un épisode, et c’est typiquement le genre de sujet qu’on travaille en coaching. Si tu veux l’écouter, tu le retrouves ici :
- Rémy




