Il y a des matins où tu te lèves en te disant que tu es le meilleur, que tu vas conquérir le monde, que tous tes plans vont se concrétiser.
Et il y a des matins où tu te lèves avec l’impression que tout va s’effondrer. Que tu ne seras pas rentable ce mois-ci. Que tu es nul, que tu n’y arriveras jamais, que tu vas rester coincé pour toujours dans une situation qui ne te convient pas.
Ces montagnes russes émotionnelles, je les vis depuis mes débuts. Et je vais te dire un truc que presque personne n’ose dire : c’est totalement normal. Et ça m’arrive encore aujourd’hui.
Le problème, ce ne sont pas les bas. Le problème, c’est ce que tu crois qu’ils disent de toi.
L’illusion qui te fait croire que tu es anormal
Voici le piège des réseaux sociaux.
Quand tu regardes les gens qui réussissent de l’extérieur, tu as l’impression qu’ils ne pensent que positif. « J’ai confiance, je vais y arriver, ça va se concrétiser. » Tout le temps. Alors forcément, quand toi tu doutes, tu te sens anormal. Faible.
C’est faux. En réalité, tous, moi y compris, on a des matins où on a juste envie de tout envoyer chier. D’arrêter. D’abandonner.
La seule différence entre ceux qui réussissent et les autres, ce n’est pas qu’ils n’ont pas de bas. C’est que même dans ces moments de « j’en ai marre, ça me saoule, j’arrête », ils continuent quand même. Ça peut prendre une semaine, plusieurs semaines, mais ils se remettent au travail. Ils ne s’arrêtent jamais vraiment.
Et voici ce qui m’a fait changer de regard. Plus jeune, je n’acceptais pas mes bas, je les voyais comme de la faiblesse. Je me disais : « Pourquoi tu n’es pas toujours ambitieux ? Toujours discipliné ? Toujours à fond ? Tu es nul. » Puis j’ai compris que tout le monde vit ça, y compris des gens que je ne considère absolument pas comme faibles.
Alors je me suis lâché la grappe.
Le déclic n’est pas d’éliminer les bas. C’est de changer ton rapport avec eux. Les accepter, les laisser passer en sachant qu’ils vont passer, puis reprendre.
D’ailleurs, les doutes ne sont pas ton ennemi. On est fait pour douter. Le doute te permet de réfléchir, de remettre en question, d’ajuster, d’éviter des erreurs. C’est le côté sécuritaire de ton esprit. Il a sa place.
Comment traverser les bas sans abandonner
Ici, je vis sur une île. Et l’île, c’est la meilleure image que je puisse te donner. Tu peux avoir le ciel bleu et une petite pluie en même temps. Ça dure 30 secondes, tu te mets sous un arbre, et après il fait beau. Les bas, c’est pareil : de petites averses, pas des tempêtes éternelles.
Voici comment je les traverse.
1. Accepte, et lâche-toi la grappe.
Arrête de t’auto-juger pendant les mauvais jours. Accepte ce que tu ressens, laisse passer, et sache que ça va passer. Se battre contre ses émotions, c’est doubler la peine.
2. Ne t’arrête jamais complètement.
C’est LA clé. Pas l’intelligence, pas le talent. Juste ne jamais abandonner pour de bon. Moi-même, il y a des jours où j’ai envie d’aller me baigner plutôt que de tourner une vidéo. Et parfois je cède. Mais deux jours après, l’envie de tourner revient. L’inconstance est normale. Ne pas s’arrêter, c’est autre chose.
3. Fais confiance au processus.
Certaines réponses demandent du temps. Au début, tu n’as pas l’intuition de ce qu’il faut faire. Ça vient en testant, en échouant, en recommençant en boucle. Puis un jour, tu ressens un déclic : « Ça commence à prendre. » Et ce sentiment ne te quitte plus.
4. Donne-toi 10 ans.
Fais cet exercice mental. Si tu te donnais 10 ans pour atteindre ton objectif, disons 10 000€ par mois, est-ce que tu es certain d’y arriver ? La réponse est probablement oui. N’importe qui peut atteindre 10 000€ par mois en 10 ans.
Le vrai problème, ce n’est pas ta capacité. C’est que tu es trop pressé. Et cette pression, c’est elle qui amplifie tes bas.
Mes premiers business visaient 3, 4, 5000€ par mois, et ils n’ont rien à voir avec ce que je fais aujourd’hui. Le projet que je développe en ce moment, je n’en avais même pas l’idée il y a 6 mois. C’est en restant en action, en rencontrant des gens, que les opportunités arrivent. Rarement de la façon qu’on avait imaginée. Mais si tu n’abandonnes pas, tu finis toujours par y arriver.
Je parle de ce sujet sans filtre, face à la mer, dans une vidéo. Si tu traverses une période de doute et que tu as besoin d’entendre ça en entier, je vais plus loin ici :
- Rémy



