Quand votre activité principale, c’est votre business, quand c’est ça qui vous passionne, qui vous fait vibrer et qui paye vos factures, la dernière chose que vous avez envie de faire, c’est de passer 3 heures par jour à analyser des graphiques boursiers.
Et pourtant, si l’argent que vous gagnez ne fructifie pas, c’est comme travailler pour remplir un seau percé. L’inflation grignote votre épargne. Votre trésorerie perd de la valeur chaque mois. Et au bout de 10 ans d’entrepreneuriat, vous réalisez que vous avez gagné beaucoup d’argent mais que votre patrimoine n’a pas grandi en proportion.
C’est exactement le constat que j’ai fait très tôt dans ma carrière. J’ai commencé à investir quasiment en même temps que j’ai commencé à entreprendre. Pas parce que j’aimais la finance. Parce que j’ai compris que sans investissement, l’entrepreneuriat seul ne construit pas de patrimoine durable.
Robert Kiyosaki dans “Père riche, père pauvre” décrit quatre niveaux de liberté financière. Le salarié qui travaille pour quelqu’un d’autre. L’indépendant qui travaille à son compte mais dont les revenus dépendent de son temps. Le chef d’entreprise dont les revenus ne dépendent plus de son temps personnel. Et le niveau ultime : l’investisseur, dont le simple fait de posséder de l’argent lui rapporte de l’argent.
Ce dernier niveau, c’est mon objectif. Et l’investissement minimaliste, c’est la façon d’y arriver sans que ça devienne un deuxième métier.
L’ETF S&P 500, ou comment acheter les 500 plus grosses entreprises américaines en un seul clic
Si je ne devais faire qu’un seul investissement pour le reste de ma vie, ce serait un ETF qui réplique le S&P 500.
Il faut d’abord comprendre la différence entre un indice et un ETF. Le S&P 500, c’est un indice. C’est un indicateur économique qui mesure la performance des 500 plus grosses sociétés américaines. Nvidia, Apple, Microsoft, Amazon, Google, Meta, Tesla. Tout est dedans. Et quand une société sort du top 500, elle est remplacée par celle qui monte. Le classement se met à jour automatiquement.
Le problème, c’est qu’on ne peut pas acheter un indice. C’est juste un chiffre. Alors comment faire pour avoir la même performance que ces 500 sociétés ? C’est là qu’intervient l’ETF. Un ETF, c’est un produit financier qui reproduit la performance de l’indice. En un seul achat, vous possédez une petite part de chacune de ces 500 entreprises. Environ 8 % de Nvidia, 6 % d’Apple, 5 % de Microsoft, et ainsi de suite.
La performance est quasiment identique à l’indice. Sur 3 ans, l’écart est infime. Et vous n’avez rien à faire. Pas de choix d’actions, pas d’analyse, pas de timing. Vous achetez et vous attendez. C’est l’investissement le plus passif qui existe.
Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur un an récemment, le S&P 500 a fait presque 30 % de croissance. Sur 5 ans, malgré le Covid et les crises, la tendance est massivement positive. Ce n’est pas garanti pour l’avenir, bien sûr. Mais historiquement, sur des périodes de 15 à 20 ans, le marché américain a toujours été en hausse.
C’est pour ça que je dis que je gagnerai probablement plus en bourse qu’avec toutes mes entreprises combinées. Pas demain. Pas dans 5 ans. Mais sur le très long terme, l’effet cumulé sera gigantesque.
Les 3 compartiments de mon portefeuille pour un investissement minimaliste et efficace
Ce ne sont pas des conseils financiers. C’est ce que je fais personnellement et ce que j’aurais fait si je devais repartir de zéro avec la volonté de construire un patrimoine sans y consacrer plus de 30 minutes par mois.
Compartiment 1 : le cash rémunéré pour la sécurité et les rentes mensuelles
Une partie de mon portefeuille est sur des obligations court terme, des bons du trésor américain via un ETF spécialisé. Le prix ne fluctue quasiment pas, il reste à 100 dollars par part. Et chaque mois, je reçois un virement qui correspond à environ 4 % annuels de la somme placée.
Concrètement, pour 100 000 dollars, c’est entre 300 et 350 dollars par mois qui tombent. Pour 1 million, c’est plus de 3 000 dollars par mois. Sans rien faire. Sans fluctuation. Sans stress.
C’est ma base de sécurité. Mon cash est là, il ne dort pas, il génère un rendement, et je peux le récupérer à tout moment si j’en ai besoin. C’est infiniment mieux qu’un compte épargne classique.
Compartiment 2 : l’ETF S&P 500 pour la croissance long terme passive
C’est le cœur du portefeuille. L’ETF qui réplique les 500 plus grosses sociétés américaines. J’achète régulièrement, je ne vends pas, et je laisse le temps faire son travail. La performance est lisse, diversifiée et totalement passive. Je n’ai aucune décision à prendre. C’est le “set it and forget it” de l’investissement.
Compartiment 3 : quelques actions individuelles pour les performances explosives
Une partie de mon portefeuille est investie dans des actions que je choisis individuellement. Google, Amazon, quelques sociétés technologiques. Google a fait 114 % sur un an. Amazon plus de 30 % en un mois. Ce sont des performances que l’ETF seul ne peut pas atteindre parce qu’il est dilué entre 500 sociétés.
Pour choisir ces actions, je ne m’improvise pas analyste. Je suis les recommandations d’un ami investisseur en qui j’ai confiance, Roman Paillet, qui a une approche pédagogue et dont j’applique la stratégie sur cette partie de mon portefeuille.
L’idée de ces trois compartiments, c’est d’avoir la sécurité (cash rémunéré), la croissance stable (ETF) et le potentiel explosif (actions individuelles). Le tout avec moins de 30 minutes par mois de gestion. C’est ça, l’investissement minimaliste.
Je parle plus en détail de cette stratégie en vidéo avec des captures d’écran de mes positions, tu peux la retrouver ici :
- Rémy




