On me demande souvent quelle est ma routine à Maurice, en tant qu’entrepreneur qui bosse sur internet. Et le sujet est un peu piégé, parce que ma vraie réponse, c’est que j’essaie de ne pas en avoir. Je peux quand même te décrire une journée type, mais retiens surtout ça : si j’ai monté ce business en ligne, c’est précisément pour ne pas avoir de routine imposée.
Parce que je pense qu’on est fait pour travailler, oui, mais pas pour aller au bureau tous les matins à la même heure, enchaîner les mêmes gestes jusqu’au soir. Ce que je veux, c’est pouvoir faire mes journées comme j’en ai envie, tout en avançant sur ce qui compte. Voilà comment ça se traduit.
Les pas d’abord, le travail ensuite
La seule vraie ancre de mes matins, c’est la marche. Avant même de travailler, j’essaie de faire mes pas. Mon objectif, c’est 16 000 pas par jour, soit environ deux heures à deux heures trente de marche. C’est un gros morceau de la journée, et c’est essentiel pour moi.
Pourquoi ? Parce que ça entretient ma santé, ça m’aide dans mon objectif de sèche, et surtout je ne perds pas ce temps : pendant que je marche, soit je tourne les vidéos de mon podcast, soit j’écoute des livres audio pour me former. Un temps vraiment utile, plutôt que de rester sur le canapé à ne rien faire.
Ensuite, je travaille. C’est ma priorité du matin. Et là, une conviction forte : en bossant quatre heures par jour, mais vraiment très concentré, on fait tout ce qu’on a à faire. J’ai compris que le reste du temps, c’est au mieux 10% d’avance, et souvent juste rien. Quatre heures focus, sur les bonnes actions, ça suffit amplement. Je varie aussi les lieux, parfois le bureau, parfois la maison, pour casser la monotonie et garder le plaisir du choix.
L’après-midi libre, le padel le soir
Après 13h ou 14h, je fais ce que je veux. Il n’y a pas de routine l’après-midi. Parfois je rebosse, parfois je vois des amis, parfois je pars découvrir un endroit.
Et très souvent, le soir, je vais au padel. C’est devenu un vrai rituel, mais un rituel social et choisi, pas une contrainte. On y va entre amis, on se fixe de vrais objectifs, on se met un peu la pression pour progresser. J’ai même deux heures de cours par semaine avec mon coach. Rien de fou, mais ça compte.
Le padel a un autre avantage énorme : comme on prend rendez-vous à plusieurs, je suis obligé d’arrêter de bosser. Sinon, honnêtement, je pourrais ne jamais m’arrêter. Un business, c’est un jeu sans fin, la liste des tâches ne se termine jamais. Le padel, lui, me force à couper net. Et c’est exactement ce dont j’ai besoin.
L’environnement fait tout
S’il y a une chose que j’ai comprise, c’est que l’environnement dans lequel tu vis influence énormément ton comportement. Et c’est pour ça que cette façon de vivre, je ne crois pas que je pourrais l’avoir ailleurs.
À Dubaï, par exemple, j’ai l’impression qu’à chaque fois que tu sors de chez toi, tout te rappelle que si tu ne bosses pas, tu es à la traîne, que ton business va s’effondrer. Il y a une pression permanente. Maurice, c’est différent. L’île te donne un cadre dans lequel tu peux trouver un équilibre. On travaille, attention, mes amis ici sont de vrais bosseurs, pleins d’ambition. Mais ce sont des gens avec de la maturité, qui ont compris qu’il faut un équilibre pour la famille, pour la santé, pour la vie tout court.
Le vrai changement que j’ai mis en place cette année, c’est de beaucoup moins me mettre la pression. Avant, je pensais que plus on est stressé, plus on en fait. Je ne le crois plus. Et il y a un dernier truc auquel je tiens : je n’ai jamais perdu mon âme d’enfant. Je roule à Maurice, je vois un paysage, et je m’émerveille comme à cinq ans. Je pense qu’on devrait tous garder ça. C’est essentiel.
La vie, ce n’est pas le business. Il y a le business, et il y a tout le reste. Et ce « tout le reste » n’est pas une récompense qu’on s’accorde une fois arrivé : c’est ce qui donne sa saveur au quotidien, maintenant.
Alors dis-moi en commentaire : tu es plutôt team routine millimétrée qui te rassure, ou team liberté totale quitte à parfois flotter ? Et si tu pouvais casser une seule contrainte de ton quotidien dès demain, ce serait laquelle ? Ça m’intéresse.
Je raconte tout ça, en marchant d’ailleurs, dans un épisode. Si tu veux l’écouter, tu le retrouves ici :
- Rémy




