Je vais te dire un truc qu’on n’aime pas entendre quand on est à fond dans son business : sans ta santé, tu n’as rien. Pas de business, pas d’argent, pas de liberté. Que dalle.
J’ai enregistré un épisode de Maverick avec Nassim, coach en nutrition et sport depuis 7 ans, spécialisé sur la partie mindset et alimentation. On a fait l’exercice inverse de d’habitude : au lieu de parler stratégie, funnels ou acquisition, on a fait l’audit de sa santé. Sommeil, alimentation, activité physique. Et honnêtement, ce qu’on s’est dit vaut pour n’importe quel entrepreneur qui bosse derrière un écran, moi le premier.
Parce que soyons honnêtes : on peut avoir le meilleur système de vente au monde, si ton corps et ton cerveau tournent au ralenti, tu ne tiendras jamais la distance. La performance business, ce n’est pas qu’une question de stratégie. C’est une question de carburant.
Les deux non-négociables
Nassim a été direct sur ce point, et je le partage à 100% : il y a deux choses qui ne sont pas négociables dans ta vie d’entrepreneur. Prendre soin de ta masse musculaire, et prendre soin de ton alimentation.
Ce n’est pas une option, ce n’est pas un “si j’ai le temps”. C’est aussi non négociable que payer tes charges ou répondre à tes clients. Pourquoi ? Parce que si tu ne prends pas soin de ta masse musculaire, tu vas avoir des soucis de dos, de genoux, de hanches. Tu vas compenser, tu vas te blesser, et à un moment donné, ton corps te présente la facture.
Voici un chiffre qui devrait te faire réagir : passé 30 ans, on perd naturellement environ 1% de sa masse musculaire chaque année, un phénomène qui s’accélère nettement après 50 ans avec une perte pouvant atteindre 3 à 8% par an si rien n’est fait pour la ralentir (La Mutuelle Générale). Ce n’est pas une fatalité réservée aux personnes âgées. C’est un compte à rebours qui démarre bien plus tôt que ce qu’on croit, et qui ne s’arrête pas parce que tu es en pleine phase de scale.
Le message est simple : tu n’as pas le choix de prendre soin de ta santé, comme tu n’as pas le choix de travailler. Ce sont deux vérités qui coexistent. La différence, c’est que la première, si tu la négliges, tu ne le sens pas tout de suite. Jusqu’au jour où tu le sens.
La règle la plus simple que tu entendras jamais
Oublie les régimes compliqués, les applications de tracking obsessionnelles et les plans alimentaires à rallonge. Nassim résume tout avec une phrase que je trouve géniale de simplicité :
Je mange ce qui court dans l’herbe, ce qui vole dans le ciel, ce qui nage dans l’eau et ce qui pousse dans la terre.
Autrement dit : viande, volaille, poisson, fruits et légumes. Des aliments bruts, peu transformés. Et le test ultime pour savoir si un aliment rentre dans la case, c’est de te poser la question bêtement simple : est-ce qu’une tortilla, ça vole ? Non. Donc ce n’est pas un aliment brut, c’est un produit transformé. Rien qu’en appliquant ce filtre à ton assiette, tu fais déjà mieux que 90% des gens.
Et non, tu n’as pas besoin d’un budget bio illimité pour bien manger. Le vrai piège, c’est de tomber dans la recherche de perfection : attendre que “les planètes soient alignées” pour bien manger. Tu ne feras jamais rien si tu attends la situation parfaite. Mange déjà le moins transformé possible, tu feras déjà mieux que la majorité.
Pour structurer une assiette simplement sans te prendre la tête avec des calculs de macros, l’idée est de la diviser en trois : une portion de protéines (œufs, viande, poisson, fromage blanc), une portion de féculents (riz, pâtes, pommes de terre), et une portion de légumes. Et oui, même le soir. L’idée reçue comme quoi les féculents le soir font grossir n’a aucune base logique : ton corps n’a pas d’horloge biologique qui déclenche la prise de poids à 18h30. Ce qui compte, c’est ton bilan calorique global sur la journée, pas l’heure à laquelle tu manges.
Le sommeil et la récupération, le levier invisible
C’est le point que la plupart des entrepreneurs zappent complètement. On optimise notre funnel, notre copywriting, notre offre. Et on sacrifie notre sommeil sans même s’en rendre compte, en se disant que c’est du temps “perdu”.
Sauf que dormir mal, ce n’est pas neutre. Les recommandations internationales de santé publique situent le besoin de sommeil d’un adulte entre 7 et 9 heures par nuit pour un fonctionnement optimal (OMS, via ProSommeil). En dessous, ce n’est pas juste de la fatigue : c’est ta capacité de concentration, ta mémoire de travail et ta prise de décision qui trinquent directement.
Et quand tu es entrepreneur, ta prise de décision, c’est littéralement ton outil de travail principal. Un mauvais sommeil, ce n’est pas juste “être un peu crevé le lendemain”. C’est prendre de moins bonnes décisions business, être plus irritable avec ton équipe, moins créatif, moins lucide.
Dans l’échange avec Nassim, il expliquait aussi que la récupération est directement liée à ce que tu manges. Si tu ne manges pas assez, ou pas assez bien, ton corps récupère mal. Et une mauvaise récupération, ça ouvre la porte aux blessures qui s’enchaînent, qui elles-mêmes viennent grignoter ton énergie et ton temps. C’est un cercle, dans un sens ou dans l’autre : sommeil, alimentation et activité physique sont trois vases communicants. Si tu en négliges un, les deux autres trinquent.
Le lien entre ton assiette et ta tête
Ce qui est intéressant dans l’approche de Nassim, c’est qu’il insiste autant sur le mindset que sur la nutrition pure. Ce n’est pas un hasard si les deux sont liés.
Ce que tu manges influence directement ton énergie, ta clarté mentale, ta capacité à rester concentré sur une tâche pendant des heures derrière ton écran. Un pic de glycémie suivi d’une chute d’énergie en début d’après-midi, ce n’est pas de la fatigue “normale”, c’est souvent la conséquence directe d’un repas trop riche en sucres rapides ou trop lourd le matin.
À l’inverse, quand tu structures ton alimentation autour de protéines et d’aliments bruts, tu stabilises ton énergie sur la journée. Et une énergie stable, c’est un mental plus stable. Moins de coups de mou, moins de décisions prises à l’arrache parce que tu es à plat à 16h.
C’est aussi ça, le vrai sujet derrière “prendre soin de sa masse musculaire” : ce n’est pas une question d’esthétique ou d’ego. C’est une question de prévention. Le renforcement musculaire protège tes articulations, réduit les risques de blessure, et te permet de rester fonctionnel et énergique sur le long terme, y compris pour continuer à pratiquer les activités physiques que tu aimes.
L’excuse du “j’ai pas le temps”
Alors parlons-en, de cette excuse. C’est très probablement celle qui te vient en tête là, maintenant, en lisant cet article. “Ouais mais moi, avec mon business, mes lives, mes calls, j’ai pas le temps d’aller à la salle.”
Dans l’échange, Nassim démonte cette excuse point par point. Le vrai calcul, ce n’est pas “une séance = 1 heure perdue”. C’est : chaque fois que tu vas t’entraîner, tu gagnes en espérance de vie et tu réduis ton risque de blessure. Tu ne perds pas du temps. Tu en gagnes, juste sur un horizon plus long que ton prochain sprint business.
Concrètement, voici ce qui a été mis à plat dans l’épisode :
Tu n’as pas besoin d’une heure. Deux séances de 30 à 45 minutes par semaine en full body (tout le corps, sur les gros mouvements) suffisent pour commencer à solliciter ta masse musculaire.
Tu n’as pas besoin d’une salle. Poids de corps, élastiques, pompes, squats : tu peux démarrer avec zéro matériel.
Le vrai problème n’est presque jamais le temps disponible, mais l’absence de créneau fixé dans l’agenda. Tant que ce n’est pas planifié comme un rendez-vous non négociable, ça glisse toujours à plus tard.
L’astuce simple : caler ta séance à un moment de la journée où tu as de toute façon un coup de mou (par exemple en début d’après-midi). Tu transformes une baisse d’énergie en carburant pour ton entraînement.
La vérité, c’est que ce n’est pas une question de temps, c’est une question de non-négociable. Comme tu ne te poses pas la question de te brosser les dents le soir, l’activité physique doit devenir un automatisme, pas une décision que tu prends (ou pas) chaque jour selon ta motivation.
Garder un lifestyle équilibré, pas un régime de moine
Dernier point, et pas des moindres, parce que je sais que beaucoup d’entre vous ont en tête l’image du entrepreneur ultra discipliné qui ne touche plus jamais à un dessert. Ce n’est pas ce dont on parle ici.
Nassim est clair là-dessus : en dessous d’un certain seuil de restriction, tu perds ta vie. Tu oublies les restos, tu oublies les sorties. Et ce n’est ni tenable, ni souhaitable. L’objectif n’est pas la perfection ou l’extrême, c’est la régularité sur le long terme.
L’idée, c’est d’avoir un lifestyle : manger sainement la majorité du temps, et se faire plaisir sans culpabiliser quand l’occasion se présente, que ce soit en vacances, au restaurant avec des amis ou lors d’un moment convivial. Ce sont les excès répétés et l’absence totale de structure qui posent problème, pas un dessert de temps en temps.
C’est aussi pour ça qu’il faut se méfier des régimes extrêmes et des plans alimentaires ultra restrictifs qu’on voit circuler. La restriction excessive mène souvent à un cercle vicieux d’interdiction, de culpabilité, d’obsession, puis de craquage. Ce n’est bon ni pour ta santé physique, ni pour ta relation avec la nourriture, ni pour ta tête. La meilleure diète est toujours celle que tu peux tenir dans la durée, pas celle qui donne les résultats les plus rapides à court terme.
Ta santé, c’est ton meilleur actif business
Si tu ne retiens qu’une chose de cet article, que ce soit celle-ci : ta santé n’est pas un à-côté de ton business, c’est la fondation sur laquelle tout le reste repose. Tu peux avoir la meilleure stratégie du monde, si ton énergie s’effondre à 15h tous les jours, si tu dors 5 heures par nuit, si tu perds 1% de masse musculaire chaque année sans rien faire pour compenser, tu es en train de construire ton empire sur du sable.
La bonne nouvelle, c’est que ça ne demande pas de tout révolutionner du jour au lendemain. Une règle simple pour ton assiette. Un créneau fixe dans ton agenda pour bouger, même 30 minutes deux fois par semaine. Une vraie nuit de sommeil. Et le droit de te faire plaisir sans tout sacrifier.
Ce n’est pas glamour, ce n’est pas sexy à poster sur les réseaux. Mais c’est ce qui va te permettre de tenir la distance, dans ton business comme dans ta vie.
Je parle de ce sujet plus en détail en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy




