La plupart des épisodes de mon podcast font 200 ou 300 vues. Pendant qu’à côté, je vois passer des vidéos à 10 000, 50 000, parfois plus de 100 000 vues. Et pourtant, je continue de poster, et je ne suis pas près d’arrêter.
Si ton objectif est de faire un maximum de vues et de bâtir une audience énorme, ce que je vais te dire ne t’intéressera peut-être pas. Mais si ton objectif est de gagner ta vie en ligne, alors ça devrait t’apaiser, et peut-être changer ta façon de voir les choses. Parce que les vues et l’argent, ce ne sont pas du tout la même chose.
Les vues ne valent pas ce que tu crois
Voici une vérité que peu de gens comprennent : une vue ne vaut pas la même chose d’une chaîne à l’autre.
Je connais des créateurs qui font 400 000 vues sur une vidéo, pour zéro euro derrière. Et d’autres qui font 10 000 ou 15 000 vues et génèrent des dizaines de milliers d’euros. Ce qui change, ce n’est pas la quantité, c’est la qualité des vues. Une audience nombreuse mais de passage, qui ne reviendra jamais, vaut bien moins qu’une petite audience fidèle qui revient à chaque épisode.
J’ai vécu une leçon qui illustre ça parfaitement. Il y a quelques années, j’avais lancé une publicité qui ciblait précisément les personnes au SMIC, en leur proposant une formation pour gagner beaucoup plus. Résultat : je n’ai attiré que des gens au SMIC, qui pour la plupart n’avaient pas les moyens de se payer la formation. La leçon vaut pour tout le contenu : un sujet large, grand public, polémique, fait beaucoup de vues mais attire une audience qui n’achètera jamais. Un sujet niché, précis, fait beaucoup moins de vues mais touche exactement les bonnes personnes.
Le vrai retour sur investissement d’une audience
Si je continue malgré les petits chiffres, c’est parce que le vrai retour d’une audience n’est presque jamais direct. Il est relationnel. Et tu ne peux pas imaginer à quel point ça ouvre des portes.
Grâce à ma chaîne, j’ai rencontré des gens en Thaïlande, je me suis créé un réseau entier à Maurice, j’ai eu accès à des outils, j’ai noué des partenariats. J’ai même trouvé des associés que je n’aurais jamais croisés autrement. C’est là que le retour sur investissement est le plus gros. Pas dans une vue, mais dans une relation.
Et ce format de podcast, quotidien, sans montage, où je parle simplement, crée un lien particulièrement fort, même avec peu de monde. Ce sont souvent les mêmes personnes qui reviennent à chaque épisode. Cette fidélité a une valeur bien plus puissante que 10 000 vues de gens qui ne reverront jamais une autre vidéo. J’ai eu des clients qui m’ont dit avoir écouté 20, 30, 50, parfois 100 épisodes avant de me contacter. À ce moment-là, devenir client, c’est une formalité. La relation était déjà construite.
Il n’est jamais trop tard
Il faut que tu comprennes un truc sur les débuts. Quand tu regardes quelqu’un avec une grosse audience aujourd’hui, tu n’as pas vu ses débuts. Au début, pour tout le monde, c’est lent. Terriblement lent.
Ce podcast, je l’ai relancé récemment. Avant, c’était uniquement de l’audio, sous un autre nom. Aujourd’hui il y a quelques centaines d’abonnés, 200 à 300 vues par épisode, de façon stable. Mais je sais où ça va. Dans quelques centaines d’épisodes, il y aura des centaines de personnes qui m’écouteront chaque jour. Et à ce moment-là, les mêmes qui doutent aujourd’hui diront que j’ai eu de la chance, que « maintenant c’est facile ». Alors que je lance ce podcast en 2026, à une époque où tout le monde répète qu’il est trop tard pour se lancer sur YouTube. On disait déjà exactement ça il y a dix ans, quand j’ai démarré ma première chaîne. C’est faux. Il n’est jamais trop tard.
Alors ne fais pas ça pour l’argent au début. Fais-le parce qu’il faut le faire. Crée du contenu pour inspirer, pour construire une relation. L’argent suivra naturellement. Et rappelle-toi : sur tous les retours que tu recevras, une bonne partie seront des critiques, une petite partie des encouragements, mais en réalité l’immense majorité des gens pensent du bien de ce que tu fais, sans jamais te le dire. Ne te laisse pas décourager par les rares voix bruyantes. Ce dont je me souviendrai, à la fin, ce ne sera pas mon chiffre d’affaires. Ce seront les rencontres, les amitiés, les moments partagés. C’est ça qui compte.
Alors dis-moi en commentaire : tu es du genre à te décourager quand tes chiffres sont bas ? Et pour toi, tu préfères une grosse audience de passage ou une petite communauté ultra fidèle ? Je suis curieux de savoir comment tu vois les choses.
Je développe tout ça, avec mes anecdotes, dans un épisode complet. Si tu veux la version longue, tu la retrouves ici :
- Rémy




