Perth, la ville que personne ne connaît et qui ressemble à Maurice en mieux
Pour ceux qui rêvent d'un lifestyle d'entrepreneur sans la rat race
J’ai passé trois semaines en Australie. C’est un pays dont j’avais toujours rêvé sans jamais y aller. L’Australie, quand j’ai démarré en ligne, c’était un peu le symbole du voyage. À ma génération, beaucoup se disaient “Un jour, j’irai en Australie.” Pour les études, pour l’aventure, pour voir ce que ça fait d’être à l’autre bout du monde.
Aujourd’hui, j’y suis. Et c’est exactement pour ça que j’ai créé mon business en ligne : pouvoir être à Perth, au bord d’une baie immense, un mardi après-midi, en train de travailler sur mon ordinateur ou de filmer un podcast en marchant le long de l’eau. Pas dans un bureau. Pas dans une tour. Pas dans un open space.
J’ai fait Sydney pendant deux bonnes semaines. J’ai fait Perth pendant une semaine. J’ai loué des voitures, exploré, marché dans les rues, mangé dans des restaurants au hasard. Je ne prépare jamais mes voyages. Pas d’hôtel réservé la veille, pas de TripAdvisor, pas de guide touristique. J’y vais à l’instinct et je vois ce qu’il y a. L’hôtel de Sydney, je l’ai trouvé le matin même. Celui de Perth pareil. C’est ma façon de voyager et ça me permet de voir les endroits tels qu’ils sont vraiment, pas tels que les algorithmes de voyage veulent me les montrer.
Et ce que j’ai découvert à Perth m’a tellement surpris que j’ai voulu en faire un article complet. Parce que personne ne parle de Perth. Quand on dit “Australie”, tout le monde pense Sydney. L’opéra, le Harbour Bridge, Bondi Beach. Perth, c’est le secret le mieux gardé d’Australie. Et pour un entrepreneur qui cherche un lifestyle entre liberté, calme et modernité, c’est peut-être l’endroit le plus sous-coté que j’aie jamais visité.
La vraie surprise, ce n’est pas la beauté de la ville. C’est l’ambiance. Perth ressemble à Maurice. L’état d’esprit des gens, la façon dont la ville est conçue, le rythme de vie. C’est Maurice en version moderne, avec tous les services d’une grande ville, une propreté digne de Dubaï et un cadre de vie que je n’ai retrouvé nulle part ailleurs.
Sydney, la vitrine, Perth, le secret : ce que la comparaison révèle sur le lifestyle qu’on veut vraiment
Quand je suis arrivé à Sydney, j’ai été impressionné. La ville est absolument incroyable. Immense, moderne, des buildings partout, un port magnifique, des plages mythiques. On est allé à Bondi, à Manly, à Palm Beach, on a tout fait. C’est une ville à l’américaine dans l’esprit, avec cette énergie de métropole mondiale qui attire le monde entier.
Mais il y a un “mais”.
Sydney, c’est la rat race. Vraiment. Quand on va dans le centre, il y a une rue qui s’appelle George Street, c’est le cœur de la ville. Et George Street, c’est exactement ce qu’on fuit quand on devient entrepreneur. Les buildings, les gens en costume trois pièces avec leur café à la main qui courent vers le bureau, la pression, la vitesse, personne qui sourit, personne qui prend le temps. C’est un peu l’ambiance parisienne transplantée sous le soleil australien.
J’ai ressenti un truc que j’avais pas senti depuis longtemps. Les gens ont l’air stressés. Plus pressés, moins souriants, moins chill. Tu sens que les gens n’ont pas le temps, qu’ils ont des trucs à faire, que tu les déranges un peu. Quand on est allé dans un restaurant en haut d’une tour tournante qui donne une vue sur toute la ville, un bus de touristes a littéralement envahi le restaurant. Parce que Sydney, c’est ça. C’est bondé de touristes. Américains, Chinois, Coréens, Vietnamiens. Des bus entiers. Et on était en basse saison. J’imagine même pas ce que c’est en haute saison.
Ce qui est intéressant, c’est de comprendre pourquoi Sydney est comme ça et Perth est si différent. C’est une question de géographie et de connexion au monde.
Sydney est sur la côte est de l’Australie. Elle a un vol direct avec Los Angeles, San Francisco, Vancouver. C’est la porte d’entrée pour les Américains. Et ça se sent. L’ambiance est américanisée, le rythme est américain, l’énergie compétitive est américaine.
Perth est sur la côte ouest. Elle est plus proche de l’Europe, de Maurice, de l’Asie du Sud-Est. Un vol direct Maurice-Perth, c’est 6 heures. Le décalage horaire avec la France, c’est 5 ou 6 heures, pas plus que la Thaïlande. Et ça se sent aussi. L’ambiance est plus européenne, plus détendue, plus “île”.
J’appelle Perth le Maurice de l’Australie. Et ce n’est pas un compliment léger. C’est la meilleure façon que j’ai de décrire cet endroit.
Perth a ce truc que je retrouve à Maurice et nulle part ailleurs. Les gens prennent le temps. Ils sont souriants. Ils ne sont pas pressés. La ville est conçue pour le bien-être, pas pour la productivité. Il y a une piste cyclable de plusieurs kilomètres qui fait le tour de la baie, avec des ponts construits exprès pour que le parcours ne soit jamais interrompu. Il y a Kings Park en hauteur qui offre une vue spectaculaire sur toute la ville. Il y a des espaces verts immenses, des quais neufs, des restaurants tranquilles sans bus de touristes.
Et un détail que personne ne mentionne jamais : Perth est du côté ouest de l’Australie, ce qui veut dire que le soir, le soleil se couche sur la mer. Vous pouvez aller sur les grandes plages juste à côté de Perth et regarder le coucher de soleil face à l’océan. À Sydney, c’est l’inverse. Le soleil se lève sur la mer, mais se couche derrière la ville. Ça peut paraître anodin, mais quand vous vivez dans un endroit pendant des mois ou des années, le coucher de soleil sur l’eau le soir, c’est un luxe quotidien qui change l’énergie de vos journées.
D’ailleurs, c’est un des avantages de Maurice que je n’avais pas réalisé avant de venir en Australie. Maurice est une petite île, ce qui veut dire qu’on peut avoir les deux. Le matin, on va à l’est voir le soleil se lever. Le soir, on va à l’ouest voir le soleil se coucher. En une seule journée, on peut voir les deux. C’est un privilège géographique que très peu d’endroits au monde offrent.
Un autre truc qui m’a scotché à Perth et que j’ai retrouvé aussi à Sydney dans une moindre mesure : la propreté. Tout le monde parle de Dubaï quand il s’agit de propreté. Mais Perth est au même niveau. Pas un chewing-gum par terre. Pas un papier. Pas un mégot. La ville est moderne, les tours sont superbes, et tout est immaculé. Quand vous venez de Maurice où les routes sont parfois défoncées et les déchets un vrai problème, arriver à Perth c’est comme atterrir dans un film de science-fiction où tout est parfait.
Les 4 critères que j’utilise pour évaluer une ville en tant qu’entrepreneur nomade
Après des années à vivre à l’étranger, à Maurice principalement mais aussi des passages à Dubaï et maintenant l’Australie, j’ai développé une grille d’évaluation que j’applique à chaque nouvelle ville. Ce ne sont pas les critères qu’un touriste utiliserait. Ce sont les critères d’un entrepreneur qui cherche un endroit pour vivre, pas juste pour visiter.
Critère 1 : l’énergie de la ville correspond-elle au lifestyle que vous voulez construire ?
C’est le critère le plus important et le plus subjectif. Sydney est une ville incroyable pour quelqu’un qui veut être dans l’énergie de la compétition, de la performance, du networking intense. C’est une métropole mondiale. Mais si votre objectif est de construire un business en ligne qui vous permet de vivre libre, de prendre le temps, de ne pas être dans l’urgence, alors Sydney va vous ramener exactement dans la rat race que vous essayez de quitter.
C’est comme choisir un restaurant. Vous pouvez aller dans un restaurant branché à Paris où il faut faire la queue, où le serveur vous presse pour tourner la table, où l’addition est salée et où vous repartez stressé. Ou vous pouvez aller dans un petit restaurant au bord de l’eau à Maurice où le patron vient discuter, où personne ne vous presse et où vous repartez avec le sourire. Les deux restaurants servent de la nourriture. Mais l’expérience est radicalement différente.
Perth est le restaurant au bord de l’eau. Sydney est le restaurant branché parisien. Les deux sont beaux, mais ils ne vous laisseront pas la même énergie.
Critère 2 : le fuseau horaire et la connectivité avec vos marchés
Pour un entrepreneur en ligne qui travaille avec des clients francophones, le fuseau horaire est crucial. Perth a 5 à 6 heures de décalage avec la France, ce qui est très gérable. C’est le même fuseau que Bangkok. Vous pouvez travailler le matin sur vos projets personnels et être disponible pour vos clients européens l’après-midi.
C’est comme être dans un bureau qui s’ouvre à 14h et ferme à 22h au lieu de 9h-17h. Le rythme est décalé mais parfaitement fonctionnel. Et ça vous donne des matinées entières sans interruption pour créer, réfléchir, produire.
Sydney a 8 à 10 heures de décalage avec la France, ce qui est beaucoup plus compliqué. Vos appels clients tombent en pleine nuit. Vos lives sont impossibles à des heures raisonnables. C’est faisable, mais c’est une contrainte permanente qui pèse sur votre quotidien.
Perth est aussi connectée à Maurice par un vol direct de 6 heures, ce qui en fait un hub naturel pour les entrepreneurs qui vivent à Maurice et veulent voyager en Australie sans se taper 15 heures de vol.
Critère 3 : le ratio qualité de vie sur coût, pas juste le coût
Beaucoup d’entrepreneurs comparent les destinations uniquement sur le coût de la vie. “Dubaï, c’est 0 % d’impôts mais tout est cher.” “Maurice, c’est 15 % mais c’est moins cher.” Ce raisonnement est incomplet. Ce qui compte, c’est le ratio entre ce que vous payez et ce que vous vivez au quotidien.
C’est comme comparer deux voitures uniquement sur le prix d’achat sans regarder la consommation, l’entretien et le plaisir de conduite. Une Porsche à 80 000 € peut être un meilleur investissement qu’une berline à 40 000 € si elle vous rend heureux tous les jours et qu’elle conserve sa valeur.
Perth n’est pas une ville bon marché. L’Australie en général est chère. Mais le niveau de services, la propreté, la sécurité, la qualité des infrastructures, tout ça fait partie de l’équation. Quand vous marchez dans une ville où il n’y a pas un papier par terre, où les pistes cyclables sont neuves, où les gens sont détendus, c’est un confort de vie qui a une valeur réelle, même si vous payez plus cher qu’à Bali.
Critère 4 : l’authenticité de l’expérience, pas la carte postale touristique
Le dernier critère, c’est celui qui fait la différence entre un voyageur et un résident potentiel. Sydney est une carte postale parfaite pour les touristes. L’opéra, le Harbour Bridge, Bondi Beach. Tout le monde y va pour deux jours, prend les photos et repart.
Perth ne joue pas dans cette catégorie. Il n’y a pas de monument iconique. Il n’y a pas de bus de touristes. Il n’y a pas de file d’attente pour rentrer dans un restaurant. Et c’est exactement ce qui en fait un endroit où on pourrait vivre. Pas visiter. Vivre.
C’est la différence entre Venise et Lisbonne. Venise est sublime pour un weekend. Lisbonne est magnifique pour y construire sa vie. Perth est la Lisbonne de l’Australie. Pas la plus spectaculaire, pas la plus connue, mais celle où on s’installe et où on se sent chez soi.
Ma façon de voyager reflète cette philosophie. Pas d’hôtel réservé en avance. Pas de TripAdvisor. Pas de circuit touristique. Je marche dans les rues, je rentre dans un endroit au hasard, je vois ce qu’il y a. C’est comme ça qu’on découvre la vraie ville, pas la version Instagram. Et quand vous voyagez comme ça, Perth vous surprend à chaque coin de rue. Un parc immense au bord de l’eau où il n’y a personne. Un café avec une vue incroyable où vous n’attendez pas 20 minutes pour être servi. Une balade à vélo de plusieurs heures le long de la baie sans croiser un seul bus de touristes.
C’est ce lifestyle-là que je voulais construire quand j’ai lancé mon business en ligne. Pas les tours de Dubaï. Pas la rat race de Sydney. Pas le stresse de Paris. Un endroit simple, beau, propre, où les gens prennent le temps et où je peux continuer de développer mon activité tout en vivant la vie que j’ai choisie.
Si vous me suivez sur YouTube, vous savez que je fais mes vidéos depuis où je suis, avec un simple téléphone, sans contrôler la lumière. Celle-ci, je l’ai filmée en marchant le long de la baie de Perth. C’est exactement ça que je veux montrer : qu’on peut avoir un business en ligne, vivre de ce business et voyager à l’autre bout du monde sans que rien ne s’arrête. Littéralement, c’est exactement ce que je voulais faire. Et c’est possible.
Je parle plus en détail de ce voyage en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy




