Pourquoi j'ai quitté le e-commerce après des années de chiffre d'affaires
Pour ceux qui sentent que leur business ne leur correspond plus
Je faisais du e-commerce en 2017. Et ça marchait.
J’avais fait plus de 40 000 € de chiffre d’affaires avec ma première boutique à succès. Puis une deuxième boutique qui a mieux marché. Puis une troisième encore mieux. J’avais des centaines de commandes, de la publicité qui tournait, des chiffres qui rentraient tous les jours.
Et un matin, je me suis rendu compte que je détestais ce que je faisais.
Les clients étaient devenus des numéros. Littéralement. Je voyais des montants, des colis expédiés, des commandes traitées. Mais je ne connaissais même pas le prénom de mes clients. Je ne leur parlais jamais. Le seul contact humain dans mon business, c’était le support client, et c’est la première chose qu’on délègue en e-commerce.
Si vous êtes entrepreneur et que vous sentez que quelque chose ne va pas dans votre activité, que vous gagnez de l’argent mais que ça ne suffit pas à vous épanouir, cet article est probablement le plus important que vous lirez cette année. Parce que j’ai mis des années à comprendre ce que je vais vous expliquer, et j’aurais aimé que quelqu’un me le dise plus tôt.
Les 3 critères qui font la différence entre un business qui rapporte et un business qui vous rend libre
J’ai démarré le e-commerce parce que ça semblait être le plus facile pour se lancer en ligne il y a quelques années. Et au début, c’était excitant. Trouver un produit, créer une boutique, lancer des publicités, voir les premières ventes arriver. Le problème, c’est que très vite, je me suis retrouvé dans un cycle infernal.
Je trouvais un produit. Je créais une boutique. La boutique marchait un temps. Puis les ventes s’arrêtaient. Et je recommençais. Trouver un autre produit, relancer une boutique, encore et encore. Au bout d’un an et demi, la lassitude s’est installée.
Pour résoudre ce problème, je suis passé de la vente de produits à la création de marques. J’ai été l’un des premiers en France à proposer des formations sur le sujet. Et ça a résolu le problème de la répétition. Mais ça en a créé d’autres.
Stocker les produits. Créer le packaging. Gérer la livraison. Gérer les retours. Mon métier n’était plus le marketing ou le branding, les choses qui me passionnaient. Mon métier était devenu logisticien. Et les marges étaient plus faibles que ce que j’allais découvrir après.
Quand j’ai basculé dans le business de la formation, tout a changé. Sur 100 000 € de chiffre d’affaires en e-commerce, il me restait peut-être 15 000 € en net. Sur 100 000 € en formation, il me restait 70 000 ou 80 000 €. La différence est colossale.
Mais ce n’est pas juste une question d’argent.
En travaillant avec des gens directement, en les voyant évoluer, en les voyant réussir, j’ai trouvé quelque chose que le e-commerce ne m’avait jamais donné : du sens. L’accomplissement de savoir que ce que je fais a un vrai impact sur la vie des gens.
Et c’est là que j’ai compris qu’un entrepreneur passe par une évolution naturelle en trois étapes.
La première étape, c’est la recherche du cash. Quand on démarre, on veut juste gagner de l’argent. Devenir libre, payer ses factures, quitter le salariat. N’importe quel business qui rapporte fait l’affaire.
La deuxième étape, c’est la recherche du sens. On réalise que l’argent seul ne suffit pas. On a besoin de se lever le matin avec l’envie de faire ce qu’on fait. On a besoin de savoir que notre travail a un impact, une utilité, une raison d’être au-delà du chiffre.
Et la troisième étape, celle que beaucoup ne voient pas venir, c’est la recherche des bons clients. On a du cash, on a du sens, mais on se rend compte qu’on n’aime pas les gens avec qui on travaille. Dans mon cas, quand j’ai commencé à faire des formations sur le e-commerce, j’ai attiré des profils qui voulaient devenir riches rapidement, qui avaient l’état d’esprit du dropshipping facile. Ce n’étaient pas mes clients de rêve.
Le business parfait, c’est celui qui réunit ces trois critères : il vous rapporte de l’argent, il vous donne du sens, et il vous met en contact avec des gens que vous aimez.
C’est pour ça qu’aujourd’hui, j’ai créé mon activité autour des tunnels de vente et du consulting. C’est là que mes clients ont le plus de résultats. C’est là que moi j’ai le plus de résultats. Et c’est là que je prends le plus de plaisir à travailler avec les personnes qui me font confiance.
Comment trouver le business qui correspond vraiment à ces 3 critères
Si vous êtes dans un business qui ne vous correspond plus, voici le chemin que j’aurais aimé suivre dès le début.
Étape 1 : faites le diagnostic honnête de votre situation actuelle
Posez-vous ces trois questions sans vous mentir. Est-ce que mon business me génère suffisamment de cash pour atteindre mes objectifs financiers ? Est-ce que je me lève le matin avec l’envie de faire ce que je fais ? Est-ce que j’aime travailler avec mes clients ? Si vous répondez non à l’une de ces questions, vous savez quel critère il vous manque. Et c’est celui-là que vous devez aller chercher dans votre prochain mouvement.
Étape 2 : ne crachez pas sur ce qui vous a amené ici
Le e-commerce m’a permis de me lancer. C’est là que j’ai gagné mes premiers euros en ligne, que j’ai appris le marketing, la publicité, la gestion d’un business. Sans cette étape, je n’aurais jamais pu construire ce que j’ai construit après. Votre business actuel, même s’il ne vous correspond plus, vous a donné des compétences et une expérience qui seront le fondement de ce que vous ferez ensuite. Respectez cette étape, mais ne vous y accrochez pas si elle ne vous sert plus.
Étape 3 : visez les business à haute marge dès que possible
C’est un conseil que j’aurais aimé recevoir plus tôt. Quand vous vendez un produit physique, vous avez des coûts de production, de stockage, de livraison, de retour, de support. Tout ça mange vos marges. Quand vous vendez de la connaissance, une formation, un consulting ou une prestation de services, vos marges sont incomparables. Ce qui compte, ce n’est pas le chiffre d’affaires. C’est ce qui reste dans votre poche.
Étape 4 : choisissez un domaine où vous aurez du sens
Le sens ne se fabrique pas artificiellement. Posez-vous la question : dans quel domaine est-ce que je pourrais aider des gens et trouver ça gratifiant ? Quand vous voyez un client réussir grâce à votre accompagnement, est-ce que ça vous donne de l’énergie ? Si oui, vous êtes au bon endroit. Le sens, c’est ce qui vous permettra de tenir sur le long terme, de passer les moments difficiles et de construire quelque chose de durable.
Étape 5 : construisez votre business pour attirer les clients qui vous ressemblent
C’est peut-être l’étape la plus sous-estimée. Votre contenu, votre manière de communiquer, votre positionnement, tout ça détermine qui va venir vers vous. Si vous attirez des clients que vous n’aimez pas, c’est que votre message n’est pas aligné avec qui vous êtes vraiment. Soyez vous-même dans votre communication, partagez vos valeurs, vos convictions, et les bonnes personnes viendront naturellement.
L’e-commerce a été un très bon point de départ pour moi. Mais à un moment donné, j’ai eu besoin de retrouver du sens, d’aimer mes clients et de construire quelque chose qui me ressemble. Et je pense que cette évolution, tôt ou tard, touche chaque entrepreneur.
Si vous êtes à ce carrefour et que vous cherchez un modèle qui réunit ces trois critères, je vous en parle plus en détails dans la vidéo ici :
Vous pouvez aussi lire l’article “La règle que personne n’applique pour scaler son business” si vous êtes dans une phase où votre activité fonctionne mais que vous n’arrivez pas à passer au niveau supérieur :
- Rémy



