Prends une seconde pour réaliser un truc.
Tout ce que tu vis aujourd’hui, absolument tout, découle de tes décisions. De toutes les décisions que tu prends, y compris celles que tu prends chaque seconde sans t’en apercevoir.
Il y a les décisions évidentes. Acheter une voiture, lancer ta société, quitter ton travail. Celles-là, on les voit venir, elles sont logiques.
Et puis il y a les décisions sournoises. Celles que tu prends à chaque instant, dans ta tête. Je décide de me lever. Je décide de prendre mon café. Je décide de poser la tasse. Je décide de me mettre au travail. Je décide de ne pas arrêter. Je décide, je décide, je décide.
Ta journée est faite de milliards de décisions.
Et ce que tu peux observer, c’est que si tout découle de tes décisions, alors tu es au contrôle de ce qui t’arrive. Il y a des gens qui prennent de bonnes décisions, et d’autres qui prennent de mauvaises décisions.
Prends deux personnes. L’une entreprend, trouve ça difficile, et décide de se plaindre, ou d’abandonner. L’autre voit que c’est compliqué, mais décide de persévérer. Tout ce que tu fais, tout ce que tu es, tout ce que tu as, dépend de ces décisions-là.
Tu as même décidé de lire cet article. Et tu décides, là, maintenant, de continuer.
Ce n’est pas le sort. C’est toi.
Voici l’erreur que font la plupart des gens.
Ils croient que ce qui leur arrive dépend du sort, des circonstances, de ce qui se passe autour d’eux. « C’est pas ma faute. » « C’est la vie. »
Non. C’est tes décisions.
Si aujourd’hui tu décides de te poser dans le canapé pour scroller, c’est une décision. Ce n’est pas juste « il n’y avait rien à faire ». Tu as décidé de ne rien faire. Si tu as abandonné ton business, tu as décidé d’abandonner. Si tu l’as lancé, tu as décidé de le lancer.
Et là, tu vas me dire : « OK, mais alors, comment prendre de meilleures décisions ? »
Pour moi, il n’y a pas 36 solutions. Au fond, tu sais déjà quelles sont les bonnes décisions à prendre. Tu sais qu’il faut bosser. Tu sais qu’il faut te remettre en question. Tu sais que te plaindre n’est pas le bon comportement. Tu sais qu’il faut persévérer.
Les bonnes décisions, grosso modo, ce sont les mêmes que celles qu’une personne qui a eu de gros résultats a prises. Alors le moment « aha » est là : essaie de penser comme elle. De te mettre dans son esprit pour prendre les mêmes décisions qu’elle.
Quand j’étais plus jeune, j’étais obsédé par ça. Je voulais littéralement transférer le cerveau de quelqu’un qui m’inspirait dans le mien. Je lisais énormément Napoléon Hill, et je me disais : si les gens qui savent réussir ont « cracké le code », alors si je transfère leur façon de penser, leur prise de décision dans la mienne, je vais réussir aussi. C’est logique.
Si une personne qui a du succès, face au choix de faire une heure de plus pour avancer plutôt que de s’arrêter, prend cette décision, et que tu fais la même chose, tu auras le même succès.
Reprendre le contrôle, décision par décision
Voici, concrètement, comment travailler là-dessus.
1. Prends conscience.
C’est le point de départ, et il est plus puissant qu’il n’y paraît. À partir du moment où tu es conscient que tout ce que tu vis aujourd’hui dépend de décisions passées, et que tu continues d’en prendre, consciemment ou non, tu reprends le contrôle. Rien qu’en en prenant conscience, tu peux te dire : « Aujourd’hui, chacune de mes décisions va avoir un impact. »
2. Copie le logiciel de ceux qui réussissent.
La meilleure façon de faire, c’est de lire, de te former, et de t’entourer de gens qui prennent les bonnes décisions. Parce qu’à terme, tu vas leur ressembler. Tu absorbes leur manière de penser, leur façon de trancher.
3. Reprogramme l’inconscient.
Le vrai travail est sur les décisions inconscientes. Quand tu es en mode automatique depuis longtemps, ton cerveau, face à un choix difficile mais bénéfique, aura le réflexe de te dire : « Non, allez, on se pose dans le canapé. On mange un peu de sucre. » Il faut reprogrammer ce logiciel en profondeur, faire une mise à jour, pour qu’inconsciemment tu agisses comme quelqu’un qui réussit. Si un réflexe te tire vers le bas et que tu n’arrives pas à t’en empêcher, c’est là qu’une détox de dopamine, une détox d’écran, prend tout son sens.
4. Relie chaque décision à un sens.
Ça ne veut pas dire ne jamais te reposer. Quand je prends une décision qui pourrait sembler contre-productive, comme me poser devant un film un dimanche, j’essaie toujours de la relier à un sens : « OK, je me repose ce soir, mais ça va me permettre d’être plus productif demain. » Tout est lié, tout a une raison. En revanche, si tu scrolles sur ton téléphone en ayant pleinement conscience que ça te bousille le cerveau et que tu n’arrives pas à t’arrêter, là, c’est différent. Là, il faut agir.
C’est très difficile, je ne vais pas te mentir. Prendre des décisions où l’on se contient, où l’on se restreint, où l’on s’empêche de faire ce qui serait facile, c’est un vrai effort.
Mais souviens-toi juste de ça : tu n’es pas spectateur de ta vie. Tu en es l’auteur. Une décision à la fois.
Je développe cette réflexion en détail dans une vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy




