Je suis arrivé à l’île Maurice fin septembre 2022. Et pour la première fois de ma vie, j’allais dans un pays étranger non pas en vacances, mais pour m’installer et y vivre. L’objectif : rester au minimum trois ans avec ma copine.
Avant de me lancer, j’avais fait quelque chose que je recommande à tout le monde : j’avais visité trois pays en un an. La Thaïlande, Dubaï et Maurice. Pas en vacances. En repérage. Pour comparer, sentir l’ambiance, tester le quotidien, rencontrer des gens sur place. Parce que se baser sur des photos et des vidéos ne suffit pas. Le feeling avec la population, l’énergie d’un lieu, le rythme de vie, tout ça ne se transmet pas à travers un écran.
La Thaïlande, j’ai adoré. Mais le décalage horaire de 5 à 6 heures avec la France rendait la gestion du business très compliquée. Bangkok, c’est génial en vacances mais vivre dans une mégalopole de gratte-ciels, c’est autre chose. Dubaï, j’adore y aller. Mais y vivre, avec les tours, la chaleur, le côté artificiel, ce n’était pas pour moi. Et Maurice a été le mélange parfait. La nature, la mer, le décalage de seulement 2 heures, la Réunion à 45 minutes d’avion, la communauté d’entrepreneurs, et surtout la possibilité de se créer une vraie vie.
Mais s’expatrier, ça coûte de l’argent. Et personne ne vous le dit clairement. Alors je vais le faire.
Les vrais coûts cachés d’une expatriation à Maurice que personne ne détaille
Pour deux personnes, voici ce que ça nous a coûté. Le billet d’avion : environ 3 000 euros. La création du visa et de la société avec un expert-comptable : entre 5 000 et 6 000 euros. Les examens médicaux obligatoires pour le visa : 300 euros pour deux. Les frais du visa lui-même : entre 1 200 et 1 500 euros. Le logement : un bail d’un an obligatoire, avec un mois de loyer d’avance, un mois de caution et un mois de frais d’agence. Pour un loyer à 1 000 euros, comptez 3 000 euros à l’entrée.
En tout, facilement plus de 15 000 euros avant même de commencer à vivre.
Un ami m’avait dit une phrase avant que je parte qui m’est restée : “Quand tu t’expatries, tu fais un ou deux pas en arrière pour en faire quatre ou cinq en avant.” Et c’est exactement ça. Accepter de dépenser maintenant, de vivre une période de stress et de transition, pour ensuite avoir une vie incomparablement meilleure.
Les 3 raisons qui m’ont fait quitter la France et qui n’ont rien à voir avec la fiscalité
Raison 1 : la mentalité
En France, vous ne pouvez pas parler de vos succès. Si vous dites à vos amis que vous avez fait un bon mois, que votre business décolle, que vous avez acheté quelque chose de beau, le regard change. On vous juge. On vous critique. Et inconsciemment, vous vous contentez de petits résultats pour ne pas déranger l’ego des autres. Tout le monde est tiré vers le bas.
À Maurice, je suis entouré d’entrepreneurs à qui je peux tout dire. Mes chiffres, mes échecs, mes ambitions. Sans jugement. Et cette liberté mentale a eu un impact direct sur la croissance de mon business.
Raison 2 : le climat
Pour moi, le climat drive mon humeur plus que n’importe quel autre facteur. En hiver en France, quand il fait nuit à 16h et qu’il pleut depuis trois semaines, ma motivation s’effondre. À Maurice, en “hiver”, il fait 25 degrés avec un peu de pluie. Le reste de l’année, c’est le soleil. Et cette stabilité climatique se traduit directement en stabilité émotionnelle et en productivité.
Raison 3 : l’entourage
Le business en ligne, c’est un petit monde. On se connaît tous plus ou moins. Et les entrepreneurs qui réussissent finissent par s’expatrier, que ce soit en Thaïlande, à Dubaï ou à Maurice. En France, dans ma ville de 40 000 habitants, personne ne faisait du business en ligne. Personne ne comprenait ce que je faisais. À Maurice, le lendemain de mon arrivée, j’étais entouré d’entrepreneurs comme moi.
Les 4 conseils pratiques que j’aurais aimé qu’on me donne avant de partir
Conseil 1 : visitez avant de vous installer, comparez au moins 2 pays
Ne vous expatriez jamais dans un pays que vous n’avez jamais visité. Prenez un an pour visiter 2 ou 3 destinations potentielles. Pas en vacances : en repérage. Rencontrez des gens sur place, testez le quotidien, évaluez les services.
Conseil 2 : ayez une stabilité financière AVANT de partir
Ne vous expatriez pas en espérant que le business viendra une fois sur place. Attendez d’avoir un business qui tourne, un chiffre d’affaires stable. Mon conseil : si c’est trop juste financièrement pour vous payer un billet retour à tout moment, c’est trop tôt. Parce que se sentir bloqué sur une île sans pouvoir bouger, c’est comme un confinement permanent.
Conseil 3 : préparez-vous au coup de blues des 6 mois
C’est un phénomène bien connu chez les expatriés. Au bout d’environ 6 mois, un coup de blues arrive. Vous remettez en question votre choix. Vous vous demandez si vous avez bien fait. C’est normal. C’est un cycle émotionnel que presque tout le monde traverse. L’important, c’est de le savoir à l’avance pour ne pas paniquer quand ça arrive.
Conseil 4 : sachez que si vous avez réussi en France, vous réussirez partout
La France est probablement l’un des pays les plus difficiles au monde pour créer et gérer une entreprise. Les taxes, les charges, la comptabilité obligatoire, la complexité administrative. Si vous avez réussi à faire tourner un business en France, vous êtes un survivant. Et tout pays étranger sera plus facile.
Je parle plus en détail de mon expérience en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy




