Ce matin, en me levant, j’ai eu cette pensée qui m’a frappé. J’ai pris mon café, je suis allé sur la terrasse, et je me suis dit : tout ce que j’ai là, maintenant, dans ma vie, c’est la somme de mes décisions.
Pas la chance. Pas les circonstances. Pas le contexte économique. Mes décisions. Chacune d’entre elles.
J’ai décidé d’entreprendre. J’ai décidé de quitter la France. J’ai décidé de m’installer à Maurice. J’ai décidé de faire de la pub en ligne. J’ai décidé de créer un podcast. Et à un niveau beaucoup plus subtil, j’ai décidé ce matin de me lever tôt. J’ai décidé de ne pas prendre mon téléphone en premier. J’ai décidé de faire mes étirements. J’ai décidé de boire mon café sur la terrasse plutôt que devant un écran.
Et c’est là que ça devient vertigineux. Parce que si tout est une décision, alors vous êtes au contrôle de tout. Vous n’êtes pas une victime des circonstances. Vous êtes le produit de vos choix.
Quelqu’un qui entreprend et qui trouve ça difficile a décidé que c’était difficile. Quelqu’un qui n’y arrive pas et qui se plaint a décidé de se plaindre. Quelqu’un qui voit que c’est compliqué mais qui persévère a décidé de persévérer.
Et la question qui change tout, c’est : est-ce que vous prenez des décisions comme quelqu’un qui réussit ou comme quelqu’un qui échoue ?
Les deux types de décisions qui construisent ou détruisent votre vie sans que vous le sachiez
Il y a les décisions évidentes. Celles que vous prenez consciemment. Acheter une voiture, lancer une société, quitter votre emploi, vous expatrier. Ce sont des décisions importantes, visibles, que vous pesez et analysez.
Puis il y a les décisions sournoises. Ce sont toutes les micro-décisions que vous prenez à chaque instant de votre journée sans même vous en rendre compte. Décider de prendre votre téléphone au lieu de travailler. Décider de scroller au lieu de lire. Décider de rester au lit 10 minutes de plus. Décider de ne pas rappeler ce prospect. Décider de repousser cette tâche difficile.
Ces micro-décisions sont les plus dangereuses parce qu’elles sont invisibles. Chacune prise isolément semble insignifiante. Mais accumulées sur des mois et des années, elles définissent votre vie.
Si chaque jour vous décidez inconsciemment de prendre la route facile, au bout de 5 ans, vous serez exactement au même endroit. Pas parce que vous n’avez pas de talent. Pas parce que le marché est saturé. Parce que des milliers de micro-décisions quotidiennes vous ont ramené systématiquement au point de départ.
Et à l’inverse, si chaque jour vous décidez de faire l’effort supplémentaire, même minuscule, même insignifiant, au bout de 5 ans, vous serez dans un endroit complètement différent. Parce que l’effet cumulé de milliers de bonnes micro-décisions crée une trajectoire complètement différente.
Comment reprogrammer vos décisions inconscientes en vous posant une seule question
Quand j’étais plus jeune, j’étais obsédé par une idée : transférer le cerveau de quelqu’un qui m’inspirait dans le mien. Je lisais beaucoup Napoléon Hill à l’époque. Et je me disais : si je pouvais penser comme lui, prendre les mêmes décisions que lui, réagir aux mêmes situations de la même façon que lui, j’aurais les mêmes résultats.
Et je le crois toujours. Profondément. Parce que si tout découle de vos décisions, et que vous apprenez à prendre les mêmes décisions que quelqu’un qui réussit, vous réussirez. C’est mécanique.
La question à vous poser dans chaque moment de doute est simple : “Qu’est-ce que la personne que j’admire le plus ferait à ma place, maintenant, dans cette situation ?”
Pas demain. Pas dans une heure. Maintenant. À cet instant précis où vous hésitez entre bosser et scroller. À cet instant où vous pourriez faire l’effort de plus ou vous poser dans le canapé. À cet instant où vous pourriez appeler ce prospect ou repousser à demain.
Et un dernier point qui est important : prendre de bonnes décisions ne veut pas dire ne jamais se reposer. Si je décide de regarder un film un dimanche, c’est une décision consciente. Et la contrepartie, c’est que lundi, je me lève à telle heure et j’avance sur mes objectifs. Le repos est une décision stratégique quand il est conscient. Il devient destructeur quand il est automatique.
La différence entre quelqu’un qui réussit et quelqu’un qui stagne n’est pas le talent. C’est la qualité moyenne de ses milliers de micro-décisions quotidiennes. Prenez-en conscience. C’est le premier pas.
Je parle plus en détail de ce sujet en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy



