Qu’est-ce que c’est dur de n’avoir qu’un seul projet. Moi le premier. L’une de mes plus grosses erreurs, c’est d’avoir tout le temps trop de projets à la fois. Parce que c’est ça, le vrai problème des entrepreneurs : ce n’est pas qu’on manque d’idées, c’est qu’on en a trop. Et qu’on veut toutes les faire.
Mais j’ai aussi découvert l’inverse, et c’est tout l’objet de cet article. Le focus extrême a un revers que personne ne raconte. Je te partage ma réflexion, encore en cours, parce que je suis convaincu que tu vas t’y reconnaître.
Le jour où j’ai tout coupé
Il y a deux ans, je stagnais. Mon business n’arrivait pas à croître, et je ne comprenais pas pourquoi, alors qu’un business, c’est souvent mathématique : tu mets plus d’efforts là où ça rapporte, et ça rapporte plus. Jusqu’au jour où j’ai compris : je faisais beaucoup trop de choses. Trop de projets à gauche, à droite.
Alors j’ai pris une décision radicale. J’ai tout coupé. J’ai arrêté les vidéos YouTube, les podcasts, toutes mes offres sauf une, toutes mes sources de trafic sauf une. Imagine un arbre qu’on a laissé pousser dans tous les sens, plein de branches, plein de feuilles. Je suis revenu, et j’ai tout élagué. J’ai gardé juste le tronc.
Et sur le plan purement business, ça a marché. Plus de résultats, tout de suite. Parce que quand tu alloues toutes tes ressources vers ce qui fonctionne, tu augmentes ta marge, tu réduis tes efforts, tu gagnes en efficacité. Si tu regardes le côté froid, presque comptable des choses, c’est un excellent choix. Je te recommande même de faire l’exercice sur une feuille : ce qui marche, on garde, ce qui disperse, on coupe.
Le revers que personne ne raconte
Sauf qu’il y a un truc auquel je ne m’attendais pas. En mettant tout mon focus au même endroit et en arrêtant tout le reste, j’ai créé un business tellement efficace qu’il en est devenu… chiant. Franchement, on s’ennuie.
Je me rappelle, il y a un an, je m’emmerdais dans mon propre business. Je ne faisais que des choses pensées pour la performance, pour le chiffre. Ça rapportait, oui. Mais c’était vide. Et c’est là que j’ai compris que tout, dans la vie, est une question d’équilibre.
Le sport, c’est très bon pour la santé, mais trop de sport t’abîme. Les légumes, c’est bien ; ne manger que des légumes, ce n’est pas bien. C’est pareil pour l’entrepreneuriat. Si tu ne fais qu’un business en mode focus total, à terme ça te dessert. Parce que tu prends moins de plaisir, et si tu prends moins de plaisir, tu te désintéresses, et si tu te désintéresses, le business décline petit à petit. C’est paradoxal, mais c’est réel : le focus absolu peut finir par tuer ce qu’il était censé faire grandir.
Trouver le juste milieu
Alors aujourd’hui, je suis revenu dans l’autre extrême, avec plein de projets. Et je sais qu’il va falloir réélaguer un peu. Parce que la vérité, c’est qu’elle est au milieu. Rien n’est tout blanc ni tout noir.
Avoir plusieurs projets, surtout des choses qui te passionnent, c’est ce qui te donne envie de te lever le matin. Il y a deux ans, j’avais perdu ça : je faisais ce qu’il fallait faire, porté par l’élan de l’équipe, mais moi, personnellement, je m’ennuyais, j’avais perdu ma mission. Les entrepreneurs ont besoin d’un peu de cette folie de lancer des projets, parfois sans même en attendre un retour financier. On jette une pierre dans l’eau, on voit ce que ça donne. Et c’est souvent comme ça qu’on tombe sur le projet qui change tout. Si tu t’enfermes dans une seule chose, tu restes bloqué dedans pour toujours.
Attention, les phases de transition sont dures. Tu bosses deux fois plus et tu gagnes deux fois moins, parce que le nouveau projet n’a pas encore décollé et que tu mets moins d’énergie sur l’ancien. Mais c’est le passage obligé de tout entrepreneur. Mon avis aujourd’hui, ce n’est donc ni de tout couper, ni de tout tenter : c’est de rester le plus focus possible sur ton activité principale, tout en gardant quelques projets qui te font vibrer. Assez pour la performance, assez pour le plaisir.
Alors dis-moi en commentaire : toi, tu es plutôt du genre à t’éparpiller sur dix projets, ou à t’enfermer dans un seul jusqu’à t’en lasser ? Et où en es-tu dans ce balancier en ce moment ? Ça m’intéresse, parce que j’y réfléchis encore moi-même.
Je partage toute cette réflexion dans un épisode. Si tu veux l’écouter, tu le retrouves ici :
- Rémy




