Ce matin, j’ai écouté un podcast de Charles Gave en me levant. Et il a dit une phrase qui m’a frappé comme un uppercut : “Vivre, c’est avoir des passions. Le reste, c’est durer.”
Neuf mots. Et tout ce que je pense de l’entrepreneuriat, de l’argent, de la liberté, tout est résumé dedans.
Parce que quand j’y réfléchis, à quoi sert de gagner de l’argent si ce n’est pas pour vivre ses passions ? À quoi sert de devenir libre si c’est pour continuer à bosser 12 heures par jour ? À quoi sert d’avoir un business à succès si la vie autour est vide de sens, vide d’expériences, vide de moments qui comptent ?
Il y a une question que j’ai trouvée dans le livre de Morgan Housel “L’art de dépenser son argent” qui m’a profondément marqué. Imaginez que vous êtes sur votre lit de mort. Vous regardez en arrière. Qu’est-ce que vous regretteriez de ne pas avoir fait ? Qu’est-ce que vous regretteriez de ne pas avoir osé ? Et qu’est-ce qui, fondamentalement, a vraiment compté dans votre vie ?
La réponse n’est jamais le chiffre d’affaires. Jamais la voiture. Jamais la maison. C’est toujours la famille, les proches et les passions. Les voyages qu’on aurait voulu faire. Les expériences qu’on s’est interdites. Les projets qu’on a repoussés à “quand j’aurai le temps.”
Le piège de durer : quand toute votre vie est construite pour être longue mais pas passionnante
Charles Gave parlait de Brian Johnson, ce centimillionnaire américain qui consacre toute sa vie et sa fortune à essayer d’être immortel. Une vie millimétrée, des compléments alimentaires, des protocoles stricts. Tout est optimisé pour durer.
Mais quel est l’intérêt d’une vie hyper carrée, hyper structurée, dans laquelle il n’y a aucune passion ? L’intérêt de cette vie ne serait que de durer. Pas de vivre.
Et c’est exactement le piège dans lequel tombent beaucoup d’entrepreneurs. On passe sa vie à travailler. On se fait des routines militaires. On optimise chaque minute de la journée pour la productivité. Et on oublie de vivre.
Le mal de notre époque, c’est d’être complètement obnubilé par la performance. Toujours gagner plus. Toujours aller plus loin. Toujours optimiser. Et on s’oublie. On oublie même de se poser pour réfléchir à ce qu’on veut vraiment.
Combien de personnes autour de vous passent leur vie à travailler, puis à s’effondrer dans le canapé devant Netflix, puis à recommencer ? Travail, canapé. Travail, canapé. Voir deux trois amis. Travail, canapé. C’est ça, une vie faite pour durer. Pas une vie passionnante.
La vie passionnante passe par le risque, et le risque passe par l’argent
Je sais qu’il y en a qui vont dire “Rémy, les passions ne sont pas toujours liées à l’argent.” Et c’est vrai. Mais l’idée, c’est d’avoir le choix. Si vous avez les moyens financiers et que vous choisissez une vie simple, c’est votre choix. Mais si vous n’avez pas les moyens et que vous vivez une vie simple par défaut, ne vous mentez pas à vous-même. Vous le savez, au fond. Il y a des choses que vous aimeriez faire mais que vous ne faites pas parce que “c’est pas pour nous.”
Et c’est pour ça que l’entrepreneuriat est la clé. Pas parce que l’argent est une fin en soi. Parce que l’argent achète le temps. Et le temps vous permet de vivre vos passions. Et vos passions vous permettent d’avoir une vie qui vaut la peine d’être vécue.
Les 3 questions à vous poser cette semaine pour sortir du mode “durer”
Question 1 : si j’étais sur mon lit de mort à 80 ans, qu’est-ce que je regretterais de ne pas avoir osé faire à l’âge que j’ai maintenant ?
Pas dans 10 ans. Maintenant. À l’âge que vous avez aujourd’hui, qu’est-ce que vous pouvez faire que vous ne pourrez peut-être plus faire dans 10 ans ? Voyager sac au dos ? Lancer un business ? Vous expatrier ? Il y a des choses qu’on fait à 25 ans qu’on ne fera plus à 40. Et qu’on fera à 40 qu’on ne fera plus à 60. La jeunesse ne revient pas. N’attendez pas d’avoir 50 ans pour profiter.
Question 2 : en dehors du travail, qu’est-ce qui me passionne vraiment ?
Si la réponse est “je ne sais pas”, c’est le signe que vous avez passé trop de temps en mode “durer.” Testez des choses. Expérimentez. Moi, j’adore ramener des trucs bizarres en soirée pour faire découvrir des saveurs à mes amis. Pas plus tard qu’hier, c’était du rasmalaille, un dessert mauricien. Ce n’est rien, c’est une anecdote. Mais c’est vivre. C’est tester, découvrir, partager.
Question 3 : est-ce que ma vie est construite pour durer ou pour être passionnante ?
Les deux ne sont pas incompatibles. Mais si toute votre énergie va dans “gagner plus” et “optimiser plus” sans jamais prendre le temps de vivre ce que cet argent est censé vous permettre de vivre, alors vous êtes dans le piège de durer.
Plus vous prenez des risques, plus vous pouvez vivre des choses passionnantes. Plus vous vivez des choses passionnantes, plus vous avez de souvenirs qui comptent. Et à la fin, c’est ça qui reste. Pas le chiffre d’affaires. Les moments.
Je parle plus en détail de ce sujet en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy




