Mon but avec cet article, c’est de vous faire économiser beaucoup de temps et beaucoup d’énergie. Parce que ce que je vais vous dire, je ne l’ai pas inventé. Je l’ai observé des centaines de fois au cours des 10 dernières années. Et le schéma est toujours le même.
Un entrepreneur se lance en ligne. Il crée du contenu. Il poste des vidéos, des reels, des articles. Au début, c’est excitant. Quelques clients tombent, c’est que du bénéfice. Aucun investissement, 100 % de marge, zéro risque. Le rêve.
Puis les mois passent. L’instabilité commence à peser. Les vidéos qui marchent alternent avec celles qui font 50 vues. Les bons mois alternent avec les mauvais. L’énergie créative s’épuise. Et un jour, ce créateur me contacte en me disant : “Rémy, il faut que je fasse de la pub. J’en peux plus.”
Je l’ai vu avec des inconnus qui galèrent à 5 000 euros par mois. Je l’ai vu avec des créateurs qui ont plusieurs centaines de milliers d’abonnés, parfois plus d’un million. Et je l’ai vu avec des gens que vous connaissez et qui, de l’extérieur, semblent avoir la vie parfaite.
Ça fait 10 ans que je fais ce métier. J’ai accompagné plus de 1 000 personnes. Et il y a un constat que je peux faire avec certitude : si vous prenez votre business au sérieux, vous finirez par faire de la pub. Ce n’est pas une question de “si.” C’est une question de “quand.”
Et l’ironie, c’est que ceux qui gagnent le plus d’argent en ligne ne sont pas les créateurs de contenu. Ce sont des gens dont vous n’avez jamais entendu parler. Des inconnus au bataillon qui investissent en publicité et qui gagnent plus que des influenceurs à un million d’abonnés. Parce qu’ils ont compris une chose fondamentale que la majorité des entrepreneurs en ligne refusent d’accepter.
La prison dorée de la création de contenu, et pourquoi même les plus gros créateurs rêvent d’en sortir
Il y a une illusion très répandue dans le business en ligne. L’illusion que le graal d’un entrepreneur sur internet, c’est d’avoir une chaîne YouTube ou un compte Instagram, de créer du contenu simple et naturel, et que les clients arrivent tout seuls sans marketing poussif, sans publicité, sans rien avoir à faire d’autre que d’être soi-même devant une caméra.
C’est une belle histoire. Mais c’est une illusion. Et même les créateurs qui vivent cette réalité en ont marre.
Je vais vous expliquer pourquoi en vous donnant les quatre raisons que j’ai observées chez toutes les personnes qui sont passées de la création de contenu à la publicité. Ce ne sont pas des théories. Ce sont des patterns que j’ai vus se répéter des dizaines et des dizaines de fois.
La première raison, c’est l’instabilité. Créer du contenu, c’est jouer à pile ou face à chaque vidéo que vous postez. Vous pouvez mettre 3 jours de travail dans une vidéo, tout donner en créativité, en recherche, en montage, et la vidéo fait 200 vues. Et la semaine suivante, vous bâclez un truc en 30 minutes et ça fait 100 000 vues. Il n’y a aucune corrélation fiable entre l’effort que vous investissez et le résultat que vous obtenez.
Vous ne pouvez jamais savoir si votre vidéo va marcher. Et il y a beaucoup plus de chances qu’elle ne marche pas. Les contenus viraux sont par définition des contenus exceptionnels. La très grande majorité des vidéos ne percent jamais. Et cette incertitude permanente crée un sentiment d’insécurité qui se répercute sur toute votre vie.
Quand vous êtes entrepreneur, vous avez déjà accepté de ne plus avoir de CDI, de ne plus avoir un salaire fixe qui tombe le 25 de chaque mois. Vous avez accepté une forme d’incertitude. Mais si en plus votre source de clients est elle-même aléatoire, l’incertitude devient invivable. Vous ne savez jamais si le mois prochain sera bon ou catastrophique. Et psychologiquement, quand vous venez de faire un mauvais mois, votre cerveau ne vous dit pas “Le prochain sera meilleur.” Il vous dit “Ça va être comme ça tout le temps.” C’est un biais cognitif dévastateur qui pousse à surcompenser en épargne, en heures de travail, en sacrifice. Et vous vous retrouvez avec une vie misérable à côté d’un business qui vous consume.
La deuxième raison, c’est l’énergie. La création de contenu est un jeu infini. Vous ne pouvez pas un jour vous dire “J’ai assez de vidéos, j’arrête.” Si vous arrêtez, votre business s’arrête. C’est aussi simple que ça. Chaque semaine, il faut recommencer. Trouver une nouvelle idée. Écrire un nouveau script. Tourner. Monter. Publier. Et recommencer. Encore. Et encore. Et encore.
J’ai voulu croire pendant longtemps que c’était soutenable. Que la passion du contenu suffisait. Mais j’ai vu trop de créateurs s’effondrer. Des gens qui venaient de 2, 3 ans de création régulière et qui n’avaient plus rien à donner. Des gens qui publiaient par obligation, sans plaisir, sans énergie, juste parce que s’ils arrêtaient, plus rien ne rentrait. C’est une prison dorée. De l’extérieur, ça a l’air glamour. De l’intérieur, c’est épuisant.
Et c’est pour ça que les créateurs de contenu qui durent 5, 10, 15 ans sont extrêmement rares. Si vous en connaissez, vous pouvez les compter sur les doigts d’une main. La plupart apparaissent pendant un ou deux ans puis disparaissent. Plus personne n’en entend parler.
La troisième raison, c’est le plafond. À un moment, vous serez capé. J’ai vu ça des dizaines de fois. Des créateurs qui viennent me voir en disant “Je fais 10 000, 20 000, 30 000 par mois avec mon contenu et je n’arrive pas à dépasser ce palier. J’ai essayé de poster plus, d’améliorer la qualité, de varier les formats. Rien n’y fait.”
Et c’est logique. Quand votre croissance dépend de votre temps et de votre énergie créative, il y a un plafond naturel. Pour gagner plus, il faudrait produire plus. Mais vous produisez déjà à pleine capacité. Et produire plus d’un truc qui est déjà épuisant, c’est tout simplement impossible. Vous êtes bloqué.
Avec la publicité, c’est l’inverse. Vous voulez gagner plus ? Vous augmentez votre budget. Vous passez de 5 000 à 10 000 euros de pub par mois. Il n’y a pas de vidéo supplémentaire à tourner, pas de script à écrire, pas de montage à faire. Vous appuyez sur un bouton et votre business grandit. C’est la différence fondamentale entre utiliser votre temps comme énergie et utiliser votre argent comme énergie.
La quatrième raison, et peut-être la plus importante, c’est ce qu’investir dit de vous en tant qu’entrepreneur.
Il y a une illusion moderne qui consiste à croire qu’on peut lancer un business avec zéro investissement. Et techniquement, c’est vrai. Vous pouvez créer du contenu gratuitement, poster sur les réseaux, et espérer que des clients viennent. Mais ramenez-vous 50 ans en arrière. Quand internet n’existait pas, démarrer un business, c’était signer un bail pour un local, acheter du stock, s’endetter parfois lourdement. Entreprendre a toujours signifié prendre un risque financier.
Aujourd’hui, le risque est infiniment plus faible. Quelques centaines d’euros par mois en publicité suffisent pour commencer. Mais le principe reste le même : quand vous mettez votre propre argent sur la table, vous êtes engagé. Votre subconscient comprend que c’est sérieux. Que ce n’est pas un hobby. Que vous n’avez pas le droit d’échouer.
Et c’est exactement l’inverse quand vous ne mettez rien. Votre cerveau se dit “Au pire, si ça marche pas, j’ai rien perdu.” Et cette petite phrase, cette porte de sortie mentale, c’est souvent ce qui fait la différence entre quelqu’un qui réussit et quelqu’un qui abandonne au premier obstacle.
Les 5 étapes pour passer de la création de contenu à un business publicitaire stable et prévisible
Le volume bat toujours la rentabilité. C’est la loi fondamentale du business en ligne que la plupart des gens refusent d’accepter. Un créateur de contenu qui fait 10 000 euros par mois avec 100 % de marge gagnera toujours moins qu’un entrepreneur qui investit 10 000 euros en pub et qui en génère 30 000. Parce que 30 000 moins 10 000, c’est 20 000 de profit. Le double. Avec une marge de 66 % au lieu de 100 %. Mais le double en cash dans le compte à la fin du mois.
Et c’est ça qui compte. Pas le pourcentage de marge. Le montant en euros qui reste.
Étape 1 : acceptez que la création de contenu est un tremplin, pas une destination
La création de contenu est un excellent point de départ. Elle vous permet de tester votre message, de comprendre votre audience, de développer votre voix. Mais ce n’est pas le modèle final. C’est le tremplin qui vous permet de valider votre offre et votre positionnement avant d’investir en publicité. Voyez-la comme l’échauffement avant le match, pas comme le match lui-même.
Étape 2 : mettez en place un tunnel de vente qui fonctionne d’abord avec le contenu organique
Avant de dépenser un centime en pub, assurez-vous que votre tunnel de vente convertit. Si des gens qui arrivent via votre contenu ne deviennent pas clients, ce n’est pas un problème de trafic. C’est un problème d’offre, de positionnement ou de tunnel. La pub va amplifier ce qui existe déjà. Si votre système convertit, la pub va l’exploser. Si votre système ne convertit pas, la pub va juste brûler votre argent plus vite.
Étape 3 : commencez avec un petit budget et laissez l’IA des plateformes travailler pour vous
Aujourd’hui, l’intelligence artificielle de Meta et de YouTube fait un travail remarquable pour trouver les bonnes personnes. Vous n’avez plus besoin de cibler manuellement des audiences précises. Vous faites une vidéo publicitaire avec le bon message, le bon positionnement, et l’IA de la plateforme va lire les mots que vous utilisez, comprendre à qui vous vous adressez et montrer votre pub aux bonnes personnes. C’est comme donner un prompt à ChatGPT : plus votre message est précis, plus le résultat est pertinent.
Commencez avec 20 ou 30 euros par jour. Pas 500. Testez, observez, ajustez. Et quand vous avez trouvé une pub qui fonctionne, là, vous augmentez progressivement.
Étape 4 : calculez votre coût d’acquisition et votre retour sur investissement, puis optimisez
L’avantage de la publicité sur la création de contenu, c’est que tout est mesurable. Vous savez exactement combien vous dépensez, combien de prospects arrivent, combien deviennent clients, et combien chaque client vous rapporte. C’est des mathématiques, pas de la chance.
Si vous investissez 500 euros et que vous faites 1 500 euros de ventes, votre retour est de 3. Si vous investissez 1 000 et que vous faites 3 000, c’est toujours 3. Et vous pouvez scaler proportionnellement. 5 000 investis, 15 000 générés. 10 000 investis, 30 000 générés. Le ratio reste le même et le montant en cash que vous gardez grandit avec le volume.
Étape 5 : gardez la création de contenu comme complément long terme, pas comme pilier
La création de contenu ne disparaît pas quand vous faites de la pub. Elle change de rôle. Au lieu d’être votre source principale de clients (et donc votre source principale de stress), elle devient un complément qui renforce votre marque, crée de la confiance à long terme et amène des clients “bonus” en plus de ceux que la pub vous apporte.
C’est exactement ce que je fais. J’ai trois chaînes YouTube, un podcast, du contenu sur LinkedIn. Mais mes clients ne viennent pas de là. Mes clients viennent de la publicité. Et le contenu, c’est ce qui renforce la relation, la confiance et la fidélité de ceux qui sont déjà dans mon univers.
Vous finirez par faire de la pub. Tout le monde finit par faire de la pub. Du moins, tous ceux qui prennent leur business au sérieux et qui ne se contentent pas d’un hobby. Si vous ne me croyez pas, on en reparle dans un an. Vous verrez que j’avais raison.
Et d’ailleurs, moi je suis spécialisé dans la publicité YouTube. Je ne fais même plus de Meta. Je suis l’un des rares sur le marché francophone à être 100 % YouTube Ads. On aura l’occasion d’en reparler dans d’autres articles, mais sachez que c’est une plateforme où la concurrence est beaucoup plus faible, les coûts d’acquisition souvent meilleurs, et la qualité des prospects incomparablement supérieure.
Je parle plus en détail de ce sujet en vidéo, tu peux la retrouver ici :
- Rémy




